‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 176 sur 181 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

BRAS, CURCIO, le corps d'EUSEBIO et ensuite OCTAVIO

BRAS

Toutes tes plaintes sont vaines. Fais appel à ton courage que ne lassa jamais la fortune inconstante.

CURCIO

Jamais, non plus, elle ne montra plus de rigueur. Le désespoir m'arrache des larmes qui embraseront cette montagne, car de mes 3'eux coulent des larmes de feu. O étoile sinistre ! O sort funeste ! O douleur amère !

{Entre Octavio.)

OCTAVIO

Aujourd'hui, Curcio, la fortune t'accable de tous les maux que peut souffrir un malheureux.

CURCIO

Quelle nouvelle apportes-tu?

OCTAVIO

Julia n'est plus au couvent.

CUKCIO

La ponsco aidco de la reflexion pourraient-elles jamais inventer une catastrophe comparable à celle dont je suis victime et qui dépasse en horreur tous les maux imafrinables ? Ce cadavre glacé, ce cadavre qui git sous tes yeux. Octavio, est celui de mon fils. Juge si, dans cette tourmente tfi-uelle, un seul des coups qui m'atteignent ne suffit pas à donner la mort. Cieux, accordez-moi la constance ou ùtez-moi une vie désormais vouée à de si grands malheurs !

Page 1