‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 177 sur 181 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

GIL, TIRSO, PAYSANS. CURCIO, OCTAN'IO, le corps dEL'SEBIO

GIL Seigneur 1

CUKCIO

Quelque nouvelle infortune?

Les bandits qui fuyaient en déroute ont repris courage et se portent de nouveau contre toi. Ils s'avancent sous la conduite d'un homme, ou plutôt d'un diable qui leur cache à eux-mêmes son visage et son nom.

CUKCIO

Aujourd'hui les plaies dont je souffre sont si profondes que les plus grands maux me sont des caresses. Emportez le corps de mon infortuné Ensebio en attendant que ma tristesse prépare un tombeau à ses cendres.

TIRSO

Comment peux-tu songer à lui donner une sépulture en terre sainte ? Il est mort excommunié.

3^8 LE THÉATKE ¿UIFIAM

BRAS

Ceux qui meurent dans cet état méritent le désert pour toute sépulture.

CURCIO

O vengeance vile et abjecte ! Etes-vous si offusqués par le péché que vous poursuiviez le coupable jusqu'au delà du trépas"?

{Il sort en pleurant.)

BRAS

Lauteur de tant de crimes aura pour tombeau le corps des bêtes féroces et des oiseaux de proie.

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