‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 28 sur 181 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

L'ALGUAZIL VILLANUEVA, DEUX GARDES CAR- RASCOSA, PERE DE LA BOHÈME, puis ' LUGO LAGARTIJA et LOBILLO. '

LE PÈRE

Je suis des Carrascosa d'Antequera et j'occupe un honorable emploi dans la république. Vous devriez me traiter avec moins de brutalité. D'habitude, l'on m'adresse des suppliques et il se montre fort imprudent et se met dans un bien mauvais cas, l'alguazil qui a l'audace de me faire un affront public. Si vous employez la violence pour conduire en prison un personnage de mon rang, que ferez-vous à un fripon "> Par Dieu, j'augure mal de vous, Seigneur Villanueva. Considérez qu'à vous conduire envers moi de la sorte vous rempliriez d'étonnement quiconque vous verrait! l'alguazil

Tais-toi et débarrasse-moi la rue plus vite que ça. Nous n'avons rien à gagner ici.

(A ce moment arrive Lugo, la dague à (a main et le bouclier au bras. Fíennení avec lui Laqartiia et Lobillo.) ''

LUGO

Oue tout être vivant s'arrête, qu'on rende la liberté à Carrascosa et qu'on me le livre. Pas un geste, pas une parole, quel que soit votre souci de remplir votre mandat. Allons, Seigneur Villanueva, montrez-moi une fois de plus votre désir de m'être agréable.

go LE THEATRE EDIFIANT

l'alguazil Toujours à vos ordres, Seigneur Lugo.

Page 1