‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 33 sur 181 · LUGO, LE MARI LE MARI · texte numérisé non relu

LUGO, LE MARI LE MARI

Seigneur Lugo, je suis très heureux de vous rencontrer.

LUGO

Seigneur, qu'y a-t-il de nouveau.

LE MARI

La crainte d'une offense me poursuit encore bien que je tienne ma femme bien-aimée dans une maison de campagne si bien close que le soleil en trouve avec peine l'entrée. De mon côté, j'observe la réserve et la prudence que vous m'avez recommandées d'avoir et je meurs de savoir qui me cause tant de soucis.

LUGO

L'auteur de vos maux est dans un tel état de santé qu'il doit songer à quitter la vie plutôt qu"àvou3 enlever l'honneur. Désormais que tout péril a disparu, arrachez de votre cœur l'anxiété et la jalousie.

LE MARI

Sur cette assurance, je me retire satisfait et je jure de vous servir. Ma personne et ma fortune sont à votre disposition, Lugo; usez-en à votre gré.

LUGO

Les mauvais jours sont passés, je n'en prévois pas le retour et j'accepte comme unique récompense votre désir de m'obliger.

LE MARI

Je ne vois rien en vous qui rappelle l'homme dont le vulgaire mal renseigné fait le portrait. Adieu, Lugo. {IL sort.)

LUGO

Adieu.

t04 LE THEATRE ÉDIFIANT

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