‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 63 sur 181 · DEUXIÈME AME · texte numérisé non relu

DEUXIÈME AME

Journée joyeuse, journée sainte, journée heureuse, puisque tout le ciel fêtera sa venue. En faisant cortège à une âme aussi sainte, nous donnerons un clair témoignag-ne d'allégresse et de félicité.

TROISIÈME AME

Cette âme, par ses oraisons, ses jeûnes, ses sacrifices, a brisé les gonds de notre geôle et abrégé le temps de notre passion. Au cours de sa vie licencieuse, elle se souvenait de nous et chaque jour elle disait dévotement le rosaire à notre intention. Et plus tard, quand elle entra en religion, morte pour le diable et vivante pour le Christ, sa piété, nous l'avons vu, s'accrut encore. Malgré les souffrances que ses plaies lui occasionnaient, elle ne se désista jamais ni de sa dévotion ni de sa charité. Devenu prieur et provincial, Cristóbal demeura si doux et si humble qu'il eût tenu pour un péché de ne pas aller à pied et déchaux. Il a vécu treize ans dans une telle misère physique qu'il eût succombé en deux jours si son existence n'eût été prolongée par miracle.

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