PRÉFACE
Violent, agressif par endroits, de bonne foi toujours, tel est ce lii^re. Je ne présenterai pas au public son auteur. Qui ne le connaît? Il y a en Amérique des « rois du pétrole », des (( rois de V acier », des « rois du jambon ». En France, nous avons « un roi des tournées ». Cest Charles Èaret.
Quiconque a beaucoup « tourné », doit ai^oir beaucoup vu. M. Baret a beaucoup vu, beaucoup retenu. Aujourd'hui il critique beaucoup. Je n'approuve pas toùteà ses critiqués. Là plupart, pourtant, sont valables. Je ne les examinerai pas une à une. A quoi bon d'ailleurs? Vous les trouverez dans les pages qui suivent. Mais j'attirerai tout spécialement l'attention des lecteurs sur les chapitres consacrés à la province.
Il est très vrai que Von vit autrefois, dans certaines grandes villes, des saisons théâtrales brillantes: il y avait là des directeurs artistes^ une troupe, un répertoire, des amateurs éclairés .
Aujourd'hui, le théâtre agonise en province;