‹ Le théatre espagnolChapitre 34 sur 77 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LÉOXOR, IXÈS

LÉON'OR

CUiiri* IniiH^ c'est une loi naturelle qui nous oblige à Vohi'iHHiitwe et à la déférence envers nos parents : surtout quand leurn soins s'appliquent à édifier notre bonheur.

INÈS

Mu sœur, assez là-dessus.

LÉONOR

Je in'efTorcerai de te convaincre.

INÈS

Je n'ai pas le loisir, en ce moment, d'écouter les leçons. Tu suis, quand le sermon se prolonge, ma chère sœur, je m'endors.

LÉONOR

Je serais si contente de te persuader !

INÈS

( Atmmeut diuie î mais je suis d'accord avec loi sur tout ce quo tu poiirruis dire, S\ijjil-il du pivcople de soumission à mon pèiv? Kh hieu! oVst fail, je lui obéis. Il est juste que j'èpouso l\m Sauihe ? JVn suis d'avis. En veux-tu davan-

LKONi>R iMi ! nuMï Dieu ! le Ciel t\vKuivrait-il?

INtS

Il ur ilîuîiïiîie.

LÉONOR

Et moi, pour te donner Texemple et faire plaisir à mon père, je vais me déclarer toute prête à prendre le voile.

INÈS

On dirait plutôt, à t'écouter, que tu sors déjà d'un couvent.

LÉONOR

Tu ne viens pas ?

Non.

Où vas-tu ?

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