‹ Le théatre espagnolChapitre 43 sur 77 · CHANT · texte numérisé non relu

CHANT

Sur des brises de roses Volent, quand meurt le jour.

Vers Tonibre où tu reposes, Tous les rêves d'amour.

DON GIL

Ce cbant cadencé, écbo des humaines délices, alanguit la nuit... il se mêle aux effluves de ce jardin, tout proche, et marie la mélodie au parfum ! Ah ! s'il n'y avait pas péril pour les yeux et pour les oreilles, il serait doux de goûter cet instant.

Cest riieure exquise et brève...

Ils frappent : ouvre-leur!

(Cueille, cueille le rêve Et l'amour et la (leur.

DON GIL

Usent cru que j'étais Don Diego, et ils emploient la musique p(mr faire venir Inès. C'était le signal arrêté entre

eux. Dieu m'assiste... si j'étais Don Diego, je pourrais donc... Quelle étrange fantaisie m*entre dans Tâme ! Puissance de Toccasion ! Penser qu*il me serait possible, sans risque, de posséder la beauté dlnès... O malice humaine !... mais qui donc a parlé un instant en moi, me proposa nt pour trophée la ruine ?... Ce sont de terribles batailles, je le vois, que se livrent parfois au fond de l'homme les puissances ennemies ! Il faut toute la volonté pour terrasser les désirs quand ils se mutinent! (Musique.) Quoi donc ? Un nouvel assaut? Don Gil, l'âme est en péril dans de tels combats. Délivre-toi par la retraite !...

Page 1