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notre temps, et elle marque dans l'histoire du drame médiéval la rupture avec les traditions ecclésiastiques.
A peu près en même temps que la moralité, c'est-à-dire à une époque où le moyen âge proprement dit était terminé, on commença aussi à chercher des sujets de drames dans des sources purement profanes, dans des chroniques, des romans chevaleresques, des contes, etc., et ainsi naquit un groupe où l'élément religieux cessa, comme dans la moralité, de jouer un rôle quelconque. Ces mystères profanes sont intéressants en ce qu'ils forment avec la moralité une transition entre le théâtre du moyen âge et celui de la Renaissance.
Ainsi le drame sérieux du moyen âge est, dans ses origines et dans son caractère général, un drame religieux, mais dans son développement il se rapproche par degrés du drame profane.
L'origine et l'évolution du théâtre comique apparaissent beaucoup moins nettement à
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nos yeux. Rappelons seulement qu'on y distingue les genres suivants : le sermon joyeux, le monologue^ la sotie^ la farce et la moralité^ ce dernier genre pouvant prendre, comme nous venons de le voir, un caractère comique. Telles sont les principales variétés de drames que nous allons passer en revue avec un peu plus de détail. Je vais d'abord suivre le drame sérieux dans son développement historique, puis je parlerai de sa composition, de sa curieuse mise en scène et des conditions du théâtre au moyen âge ; et enfin j'essaierai d'indiquer les circonstances dans lesquelles ce drame tomba en décadence et cessa d'exister à l'aurore de la Renaissance. Nous ferons suivre cet exposé d'un aperçu rapide de l'histoire du théâtre comique.