‹ Le théatre français avant la période classiqueChapitre 10 sur 140 · Roman comique, 1^ partie, ch. v, t. I, p · texte numérisé non relu

Roman comique, 1^ partie, ch. v, t. I, p

4. Voir son portrait, i""» partie, ch. v, t. I, p. 25, 27, 28 ; voir aussi 2" partie, ch. 11 et passim.

5. Voy. notamment dans le Viage entretenido, p. 91 à ici, les aventures de Rios et de Solano, traduites par de Puibusque, Hist. comp. des litl. fr. et espag., t. Il, p. 176 à i83. Cf. les articles do M. Damas-Hinard, § 3, p. i357-i358. Malgré tout, les

les comédiens de campagne aux environs de lôgS, c'est moins, semble-t-il, sous les traits de Destin et de Léandre que sous ceux de ces chevaliers du miracle * ou de leur historien lui-même, né il ne savait de qui, père d'enfants qu'il n« connaissait pas, échoué au théâtre après avoir fait vingt métiers. Et leur valeur intellectuelle ne devait pas toujours être supérieure à leur valeur morale. Vers i558, il est vrai, J.-C. Scaliger avait vanté les acteurs errants de \ moralités et de sotties : « admettons que le mime est représenté chez nous par deux genres, que promènent par toute V ; la France, à travers villages et villes, de merveilleux ^j- ^^ listes, la moralité et la sottie^. » Mais son témoignage paraît s'appliquer à ces acteurs d'occasion que le succès dans des représentations exceptionnelles entraînait parfois, à courir le pays : il n'aurait plus été exact, sauf exceptions, pour les professionnels qui suivirent.

Si un poète suivait les comédiens, quels étaient ses rap-, ports avec eux? quelle était exactement la place qu'il tenait dans la troupe ?

On ne peut croire qu'il en était le directeur. Même à la tête d'une troupe peu nombreuse et peu habituée au luxe, un directeur a des responsabilités qui supposent des ressources ; c'est un financier, et un pauvre hère comme Hardy ne pouvait l'être. Ajoutons qu'il n'en était pas de

comédiens espagnols étaient en général mieux accueillis et plus fêtés que les comédiens français.

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