‹ Le théatre français avant la période classiqueChapitre 111 sur 140 · Expression de Corneille dans Y Examen de Cliiandre · texte numérisé non relu

Expression de Corneille dans Y Examen de Cliiandre

agO I.E TllËATnB FRA^ÇtlS AVANT LA PÉRIODK CLASSIQliE

tète de ClUandre. et celte adroile façon de parler signifie que la scène représente à la fois un palais et une forêt, tout en prétendant au mérjte de l'unité. Scudéry paraît de même à son apologiste Sarazin avoir parfaitement observé l'unité de lieu dans VAmoar tyrannique : « Jamais on n'a vu de théâtre si bien entendu, ni si bien débrouillé que le sien ; et pour ce grand nombre d'aventures qui s'y représentent, il ne faut point de lieu que celui de la pointe d'un bastion de la ville d'Amasie, et les pavillons de Tjridate, qui en sont si proches qu'Orm&ne dit :

Et Tjridite alors, favorite de Mart.

Plante ses pavillons «u pied do ses remparts '. »

C'est d ans ta Mort de César surtout que Scudéry a trou vé une f açon ingénieuse d'appliquer les r&Rlcs. Sa scène com prcnd autant de aalk'S ou chambres différentes qu'on e n aurait ou admellrc au plus beau tn mpfj (io lu tV-rmalinn m u 1 1 i pi e : mais ces salles communiquent les unes a vec les au trè s, sans qu'il soit facile de comprendre pourq uoi, '.':t"'''^.^.j^nflii'" '-"g"" '^ VIII' rn °irit i

De temps en temps, une porte s'ouvre, et on voit le lit de Galpurnie ou les sièges des sénateui-s ; ainsi le lieu de la scène ne s'est qu'agrandi, il n'a pas change *.

Une dernière façon d'être classique — et c'est celle dont on usait peut-être le plus fréquemment — consistait à construire une pièce comme si elle devait user de la décoration multiple ; à mettre en eflct sur le théâtre une sorte de décoration multiple, mais timide, et sans que les compartiments en fussent nettement distincts ; après quoi, les acteurs ne tenaient nul compte de ces compartiments et donnaient par là à la scène l'unité qu'elle n'avait pas. Ainsi seulement se peut comprendre le reproche adressé

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