acte III, se. Yiii. Il faut une nuitSM premier acte, et la lune qui
marche en est 1' « accessoire » naturel ; le magicien tient une
baguette, acte I, se. ii, et il n'y a rien d'étonnant k ce qu'il ait
un chapeau de cyprès et un miroir enchanté. Le texte de la
comédie ne montre, il est vrai, la nécessité ni des rossignols, ni
des trompettes, ni des cornets de papier ; mais les rossignols
pouvaient chanter dans le parc au cours des scènes d'amour, les
trompettes annoncer l'attaque soudaine de l'acte V, se. m, les
cornets de papier servir aux comptes des comédiens, acte V,
se. V. La seule difficulté consiste en ce que Clindor doit être en
prison pendant une partie de la pièce (acte IV, se. vu à ix),
tandis qu'il n'y a pas de prison indiquée dans la décoration de
Mahelot. La contradiction s'explique cependant. Si Clindor eût
été véritablement en prison, il lui eût été difficile de se faire voir
& la fois aux^sp^ctateurs et à Alcandre et Pridamant, cachés en un
coin du.théàtre ; il ne Tétait donc que par convention et c'étaient
les catcans ou menottes qui étaient le seul signe de sa captivité.
Plui tard seulement, lorsque fut publiée sa pièce, Corneille
3l8 LB' THÉÂTRE FRANÇAIS AVANT LA PERIODE CXASSIQUE