Le berger fidelle
Beauchamps cite sous ce tilrc six pastorales, dont une pourrait bien être la pièce inscrite par M^belot : « 1687. Le B. /*., en prose, dédié par Fauteur à sa maîtresse, in-S®, 1687. Paris, Aug. Courbé. Pr duxj septembre, ach. d'imp. le 18. » Part. II, p. i56. L impression serait postérieure d'un an environ à la représentation.
Léris et de Mouhy répètent les indications do Beauchamps. On ne trouve rien dans les frères Parfait ni dans La Vallière.
La première partie du Mémoire des décorations comprend donc 71 pièces, dont 4 sont d'une attribution difficile, et dont les 67 autres appartiennent à 20 auteurs différents.
ai
San LE THÉATRB nUNÇAlS AVANf LA PÉHIODS CLASSIQUE
NOTE m
(Yoj. chapitre it, p. 161).
La tragédie de « Phalante ».
Le» nouvelles et plaisantes imaginations de Bruscambille (édition originale) se terminent par un prologue pour la tragédie de Phalante, {**• aa6 à a3o. (Cf. frères Parfait, t. IV. p. 137.) Do qui était cette tragédie ? Probablement d'un avocat toulousain nommé Jean Galaut, puisque une tragédie de Phalante occupe les p. 73- 1 47 dans un volume intitulé Recueil des divers poèmes et chants royaux^ avec le commencement de la traduction de l'jEneide de /. Galaut, advocat au Parlement de Tolose fTolose, M.DG.XI. in-ia. Galaut était mort en i6o5, comme l'indique une inscription latine qui est au-dessus de son portrait, et Valleran pouvait avoir adopté son œuvre dans un de ses passages à Toulouse. Mais pourquoi l'éditeur n a-t-il pas dit que cette tragédie eût été jouée ou imprimée ? et pourquoi y avait il déjà un Phalante anonyme, publié, dans le format ia-8, on 1610, sans nom de ville ni d'imprimeur ? Je n'ai pu trouver ce volume; mais La Valliè|*e (t. I, p. AAo-44i) en donne une analyse qui conviendrait aussi bien au Phalante toulousain. Faut-il croire qu'en 16 10, d'après un manuscrit dérobé ou d'après une audition théâtrale, on avait donné une édition clandestine d'une œuvre de Galaut ? ou l'éditeur de Galaut aurait-il indûment fait entrer dans son recueil une tragédie qui ne lui appartenait point (remarquer qu'il n'en est point question dans le titre) ? ou encore l'édition de 16 10 reproduirait-elle une tragédie de Hardy, que Galaut, l'ayant entendue, s'était amusé à récrire, d'où le manuscrit que ses amis avaient découvert et publié ? Il y a là un petit problème, pAus curieux certes qu'important. En tous cas. Phalante a été imité, vers i64i> par La Galprenède; voy. fr. Parfait, t. VI, p. i45' i46.
ACTEURS LES MOlNS COf^NtJS DE L*HOTEL 1>E &OURGOGME 32 3