I. FacQcieu^cs Paraàoices, ix^ Paradoxe sur laprison^{ot
ACTEURS LES MOINS CONNUS DE l'hOTEL DE BOURGOGNE SsS
A cheval dessus un tonneau , Voilà pas un beau jouvenceau.
Qui, le pot et le verre en main.
Se moque parbleu du chagrin ^ ?
Le docteur Mistanguet trace de soti parent et bon ami Bruscambille un autre portrait trop facétieux pour être toujours clair et exact : « Ce vénérable, ce preux, cet invincible, cet harmonieux, ce drôle, ce camarade, ce soldat, ce poltron, ce bouffon, ce cuisinier, ce gentilhomme, cet artisan, ce laboureur, ce docteur et ce grand et authentique porteur de Innettes », p. 5i ; — « ce père des drôles, Bruscambille », p. 54 ; — « Bruscambille est un peu larron et tient quasi de la nature de toutes sortes d'animaux », p. 56 ; — « d'elle il eut Bruscambille, ce vénérable et mirlifique docteur duquel on parle tant, qui a vécu quatre cents ans, dixhuit mois, sept jours, quatre heures et demie, un quart et trois minutes, en dormant avec un sphinx sous les taverneltes où son père l'avait emmailloté avec les feuilles des livres de la bibliothèque des sept sages de Grèce, d'où vient que les bandes de ses maillots lui ont laissé des marques de toutes sortes de sciences sur les fesses, et porte des lunettes à l'impossible et à l'impareille avec les yeux qu'il a plus pénétrants qu'un loup cervier, ni qu'un chat qui va de nuit » P. 57. (^Abrégé de la généalogie du docteur et capitaine Bruscambille et de son parent et bon ami Mistanguet, dans les Plaisantes idées du sieur Mistanguet, docteur à la moderne, parent d^ Bruscambille^. Paris, i6i5, réimpression Ga}', Genève, 1867, pet. in- 12.)
Enfin, dans un prologue grotesque et un peu facétieux de l'amitié, qui fait partie des Pensées facétieuses de 1709 (p. a45- !i5a), Bruscambille lui-même donne sur sa vie des renseignements qui seraient précieux, si nous les pouvions croire authen-
1. Tricotel, Variétés bibliographiques, Paris, Gay, i863, in-12. p. 36o.
2. Quel était ce Mistanguet ? Paul Lacroix, dans la notice du volume, p. V à xv, en lait un farceur en plein vent, ce qui est possible ; veut que ses plaisantes idées aient été débitées à Paris sur des tréteaux, ce qui est possible encore ; après quoi, il lidentifie avec Guillot Gorju, sans aucune espèce de raison sérieuse. Cf. ci-dessus, chap. v, p. 318, n.
U'(u«», riiaii» V« irlrrpoUlÎAns abondent dans cette édition tardive
in — Jri^ FARinm et Pierre Du Pot*
^••ici <^r Jv«fi Firtn« quelques textes curieux qui noos ser^i-
•>'«»( w t«\v«»% *ti%uritn»ti«es: « Si vous voulez que je m'en retourne
««i»-i>4. "•! |ii«* îix4ft Karuie ne m'accuse de vous avoir exhortés
«i' «-v ft <«« An>*. *nt il M ^ott» dira que la vérité quand il men-
' ».:. • • 2«.f<i>ir<t Jt» Hrmscambille, p. 269. (Cf. F*€icecieuses
« .. .->. :«>• 5-1» iô ^^t.) — « Bacchus ne manquerai point
* «« «r mt ^ >ut>*ia rie «» iKxt» disciples ; c'est un |^ros garçon. >!.■•. ««i>h,«««t«k^Hi. umi ooiocii« Jean Farine. » Nouvelles et plaii»% .. V «..^ ta.i%'«tjF« p. li-i — Harangue funèbre en faveur ..» »v«n « .* .c*.#i Kirxne, Ihi^d.^i^. i65-i68. —
• Hxt» '# ^ci m .«at 4» naîas de Jeaa Farine, ^^M „ %*k «hA* ■itt.'ta ha ilear ■&*«&£« rine la mine, s.k hM^fe» .♦ ^». -mH» « i.V 9Q» ! je te reç<^ *i>«4* U<» t vui «ittM» ciMneii«« françois. »
V.» ».♦» v.»»»!*.*» '• »• .. M* < j^^ :j> temps^ sat. IX. le Débauché^ i ' » k . '- .*/♦ »a:^ f*t r'ucf'fifmses rencontres de
. ». • »:»...•! t>.r"*tà <un ttaistre (^ioyeusetez) sont .vv.«» t i».N WMkt' 04 .!>>> rv^epemiisaioDie et discrète personne K«. . « v.*«k *x<ii»iv k. \ Mou tu.loc^cne et jovialiste Jean *v»....s , u* al >:kti^wte\ el rjj.«pr'>iMti«xi. sismée Gros-Guili.v^.^s «> i<i«%iïK'i .>oitx^t*tli\ o*>tt74uie «{tw cvlut-ci « a de son bon .i*. « -si*»» iMs.w&t.ts: vuUcUiiie ifuic "Hmi livre au pèie de sobriété,
i. vSi K.ai vo*r juvon» Nur Bruscambîîle mi petit article que V >N«sV.v »^»»?> 4 .*\-»<*t' a»"* ui.i^utfs rrjfna.'ws yuin 1866, p. xV V* >».x»> V i;rv IV if u>cttinôiiie 'aôuiLsie^
t ^V .u N.»^». iu Puilîs L>injui*. — U se pourrait que le
>iv^«» vK. t*»i '?A.»à»v ui euipruuiê 4 lacomtjdie iUlienne, puisque
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Jean Farine est signalé comme faisant partie de THÔtel de Hourgogne : en i6i^, dénis ]e9 Fantaisies ; en i6i5, dans les JVouvelles et plaisantes imaginations^ ainsi que dans XesFacC' cietiaes Paradoxes ; en 1618, dans les Prédictions grotesques et récréatives du docteur Bruscam bille pour l'année 161 9 (^Chansons de Gaultier Garguille, p. 129) : en lôaa, dans les Caquets de Vaccouchée, p. 281; en 1626, dans les Exercices de ce temps, dont les pièces peuvent, d'ailleurs, avoir été composées à des dates antérieures; en i633 environ, dans les Débats et facecieuses rencontres de Gringalet et de Guillot Gorjeu. M. Fournel cite encore les Jeux de V Inconnu (Rouen, in-8. i635. p. i58).
C'est sans dAite entre 16 10 et 161 2 que Jean Farine est entré
^ THôtel de Bourgogne, à moftis que ce ne soit vers cette époque
qu'un acteur de 1 Hôtel, nommé Pierre du Puy, ait été décoré do
ce surnom. En effet, le Prologue facétieux sur un plaidoyer
renferme ce passage dans Tédition de 1610 : « Je ne laisserai, en
attendant que Pierre du Puy sera attaché^ et qu'il aura pris ses
pantoufles pour aller chercher dans le jardin de ses imaginations
toutes sortes de menues herbes propres à réveiller Pesprit. de vous
entretenir... » f. 33 r©. (^Prologues de 1G18, i4.) Et voici ce que
devient ce passage dans les éditions suivantes : « Je ne laisserai,
en attendant que Jean Farine aura trouvé dans le jardin de ses
^ imaginations toutes sortes de menues herbes... » (^Fantaisies ^
p. 67; Œuvres de 1619, p. 72.)
11 est encore parlé de Pierre du Puy dans les Facecieuses Paradoxes^ et, cette fois, il ne semble pas que ce soit là un nom d'acteur : « Certain livre composé par misérable et indiscrète personne, maître Pierre du Puy, archifol en robe longue et grand maître de ses imaginations ». fo 27 ; « trois grands fols, Diogène, Pierre du Puy et moi », f*' 43. Dans la Harangue de Midas, Bruscambille se donne ce nom à lui-même : « Je serais prou content, si je pouvais toujours être à l'abri do la folio (c'est-à-dire protégé par mon renom de folie) ; et quand j'aurais tué, pillé, massacré, — ayez pitié, dirait le monde, de ce pauvre Pierre du Puys. qui ne fut jamais sage et n'a point encore envie de l'être. » On trouve ce même nom en tête d'une plaquette de i6i4 ^ La Remonstrance de Pierre du puits sur le resveil de maistre Guillaume...
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V%%%\A¥¥ttT. U Phitippot \i(itu\n incontinent, qui se promet sous r«iMiiriiric« /lit volro «tjppl/rrnont de yous faire rire et pleurer tout MiimmhUt n OKiis^rfin rio 1019. p. 5o; Prologues de 1618(1609), p. If ; d« iTmo. f" 17 r».
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JosiAs. « A ce propos» je mettrai un exemple sur le bureau en attendant que Josias sera botté et éperonné pour apporter en poste sur le traquenard de ses bricoles à rubriques salées et dessalées, fricassées, étuvées, bouillies et rôties, quelque paquet, Thistoire duquel vous chatouillant l'oreille gauche vous fera montrer toutes vos dents à force de rire... » Œuvres de 161 9, p. i6a bis; Prologues de 1618 (1609), p. 38; Prologues de 1610, f" 69 [no a8].
NiGODÈME est cité comme chef de farce. Œuvres de 1619, p. i85 ; Fantaisies, p. 176; Prologues de 1610, f® 76 v®, de 161 8 (1609). P- ^S-
Dame Gigogne, qui- était sans doute un homme déguisé en femme, a succédé à Perrine, mais nous ne savons à quelle date : « Depuis (après le trio Gros-Guillaume, Gaultier Garguille et Turlupin), entre les Français jouèrent la comédie le capitaine Matamore, Boniface, Jodelet, Bruscambille, avec ses prologues, dont quelques-uns sont imprimés, et dame Gigogne, depuis la mort de Perrine. » Marolles, t. III, 390, Dénombrement. — Yoy. ci-dessous, p. 334. la fin de la note v.
Je n'ai pas osé nommer parmi ces farceurs Galinette La Galina que Sonnet de Gourval, dans sa Satyre contre les charlatans (1610)^ appelait un insigne bouflbn ou plaisant de l'Hôtel de Bourgogne, en même temps qu'il le montrait faisant. « il y a sept ou huit ans,... mille singeries, tours de souplesse et boufibnneries pour attirer et amuser le peuple » auprès du charlatan il signor Hyeronimo *. Il ne pouvait être à la fois bouffon de charlatan et acteur de THôtel; a-t-il été acteur avant ou après? Et à quelle date ? Ce renseignement manque trop de précision.
Enfin, M. Emile Roy. dans son livre sur Sorel. p. 43o-A3a,dit de Tavocat et comédien normand Nicolas Moulinet, sieur du Parc, auteur d'un certain nombre d'ouvrages, et auquel Sorel lui-même a attribué son Francion, qu'il « semble avoir fait partie de la troupe de l'Hôtel de Bourgogne ». Je n'ai rien trouvé qui confirme cette hypothèse. — Le sieur du Parc est mort avant i6a5.