i*"® partie, ch. v, t. I, p
4. Voy. B. c, 2« partie, ch. m, t. I, p. 278, et la note de Fournel.
5. La Marlane de Tristan; i^^® partie, ch. 11, t. I, p. i5-i6.
6. lioman comique, i''^ partie, ch. 11, t. I, p. i5. — De même dans Francion, 1. XII. p. 476-477. le signor Bergamin joue plaisamment à lui seul des pièces à plusieurs persoimages. Et Scarron ni Sorel n'ont rien inventé, car, le 7 février 1611, le roi
LES COMÉDIENS DE CAMPAGNE ET LEUHS POÈTES 3l
pour lui doublement pénible, de tronquer et de déformer ses œuvres.
Que de peine pour faire apprendre les pièces aux acteurs ! Que d'efforts pour obtenir une bonne distribution des rôles, et apaiser les querelles qui s'élevaient à ce sujet! Chappuzeau parle de ces querelles, fréquentes de tout temps parmi les comédiens, et surtout parmi les comédiennes ; et il ajoute, comme on pouvait s*y attendre : « Les troupes de campagne sont plus sujettes à ces petites émulations^ . »
On sait combien les ennuis de ce genre sont inhérents au dur métier d'auteur dramatique ; mais, pour Hardy, ils étaient aggravés par la grossièreté de la plupart de ses interprètes et par l'état de dépendance où il se trouvait vis-à-vis d'eux.
Quand prirent fin ces années (T apprentissage et de voyage * de Hardy P Rentré à Paris, )b put-il rester définitivement ? et de quel théâtre devint-il le fournisseur ? Telles sont les questions qui se posent à nous maintenant, puisque, avec Hardy, ce sont les comédiens de profession et c'est l'art dramatique moderne que nous devons voir s'installer à Paris à la place de l'art du moyen âge et de la confrérie qui en était l'interprète. A ces questions aucun document prégis ne répond, et, réduits aux conjectures, les historiens littéraires y ont répondu de différentes ma-
Louis XllI, pendant son souper, s*amusalt a à voir jouer un comédien qui représentait seul plusieurs personnages ». Journal de Jean Héroardy t. II, p. 53.