‹ Le théatre français avant la période classiqueChapitre 20 sur 140 · Au chap. IV, le Répertoire de V Hôtel de Bourgogne · texte numérisé non relu

Au chap. IV, le Répertoire de V Hôtel de Bourgogne

2. Du ao septembre 1677 » ^^y* les frères Parfait, III, 234, n. — En 1557, les confrères montèrent à grands frais V Histoire de Hiion de Bordeaux^ et la jouèrent malgré l'opposition du prévôt de Pari». Taillandier, Bévue rétrospective, t. IV, p. 345 (cité par Petit de JuUeville, les Comédiens en France au moyen âge^ p. 75). — Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, t. IV, p. 34 1.

LES THÉJMTRES DE PABTS DE l548 A r635 Sg

encore la salle des confrères : les précautions prises par ceux-ci déroutaient ce qui leur restait de leur anden public. D*autre part, le public lettré avait vu se multiplier les représentations des collèges ; il s'était épris de la tragédie soi-disant antique, et ne prenait plus le cbemin du théâtre de la Passion. Pour attirer ceux-ci et pour retenir ceux-là, les confrères n'avaient pas assez de leurs moralités, genre fieilli aussi, et de leurs farces ; et pouvaient-ils compter sur les Romans et les Histoires que préconisait le Parlement, œuvres bâtardes sans doute, écrites sans talent ni conviction, où étaient conservés avec soin les procédés et les trucs de Tart du moyen âge, mais où son esprit et sa naïveté ne se retrouvaient plus ? On ^e lasse de l'insuccès, même quand on est une Confrérie et qu'on est attaché à ses traditions. Les con- * frères finirent donc par se dire qu'ils gagneraient plus' d'argent en louant leur saUe à des comédiens, qui pour-i raient la remplir, qu'en s'obstinant à jouer eux-mêmes ' devant de rares spectateurs ; et une concurrence redou- ' table qu'il fallut subir en 1577, celle des comédiens Ita- \ liens les Gelosi, protégés par la cour *, acheva peut-être >J de les décider. Dès l'année suivante, 1678, nous voyons une vraie troupe de comédiens paraitre sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne. « 33 juillet, dit Y Inventaire - ^ marché fait entre lesdits maîtres et Agnan Sarat, Pierre Dubuc, et autres compagnons comédiens par devant

1. Armand Baschet, les Comédiens italiens à la Cour de France, p. 78 à 76. Les Gelosi représentaient à THôtel de Bourbon, quoique Moland les fasse bien à tort paraître sur la scène même de l'Hôtel de Bourgogne (Voy. son intéressant ouvrage sur Molière et la comédie itaiienne).l]nediuiTe troupe italienne, celle d*Alberto Ganassa, avait déjà joué à Paris en 1571, mais le Parlement l'avait promptement expulsée ; elle reparut au service de la cour. Voy. Baschet. p. 19 sqq., qui signale vers la même époque le passage de deux autres troupes italiennes à Paris.

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