i5 décembre. Eud. Soulié, p. i
2. Eud. Soulié. ^. i54. Nous lisons aussi dans le Renieil dps principaux tiltres, p. 69-70 : a Par sentence contradictoire du a8 avril 1399, défenses sont faites à Léon Fournier. menuisier, et à tous autres bourgeois de louer aucunes cours ni autres lieux aux comédiens français ni étrangers pour y représenter; et à
9US comédiens de représenter ailleurs qu'audit Hôtel de Bourr jOgne. •
qu'elle avait fait bâtir au quartier du Marais du Temple, en une maison nommée THôtel d'Argent *. »
Certes, une assertion aussi grave demanderait à être appuyée sur quelque document. Mais les frères Parfait, qui en citent si souvent de peu importants, n*en donnent aucun ici ; Félibien n*cn donnait pas davantage, et V Inventaire ne porte rien de pareil. Les frères Parfait ajoutent : a II est vrai que ces comédiens furent obligés de payer aux confrères, toutes les fois qu'*ils jouaient, un écu tournois ». Et ce serait une preuve en eflet, si la sentence à laquelle ils font allusion était de 1699 ou de 1600. Mais comme elle n'est que du i3 mars 16 10 — et les frères Parfait l'avouent eux-mêmes — , comme elle s'expliquera naturellement à cette date^, quel indice nous restct-il, en attendant, de la fondation du nouveau théâtre ?
Hâtons-nous de rétablir la vérité, puisqu'elle ressort avec netteté des documents. En mars ou avril 1699, étaient arrivées à Paris deux troupes, l'une italienne et l'autre française, qui avaient commencé par représenter leurs pièces devant la Cour. Les confrères n'avaient pas le droit de s'y opposer. Mais dès que les nouveaux venus
1. Hist, du th. fr., t. III, p. 343-4. De Léris et d'autres abrègent le récit des frères Parfait (voy. de Léris. Dict. portatif hist. et litt. des théâtres, p. xiv ; Ebert, p. 186 ; Paul jLacroix, xviic s. Lettres^ sciences et arts, p. 266 ; Petit de JuUeville, Les comédiens en Fr. au m. âge y p. 82 ; Moland, Molière, sa vie et ses ouvrages^ p. xl. — Fournel fait fonder le théâtre de l'Hôtel d'Argent en lôgS {Contemp. de MoL, t. III, p. viii). — Félibien (t. II, p. 1026) et de Beauchamps (Recherches sur les th. de Fr., I, p. 98) datent de 1600 la fondation du théâtre du Marais, mais l'expliquent par un démembrement de la troupe qui jouait à l'Hôtel de Bourgogne ; inutile d ajouter qu ils ne citent aucune preuve. — De Mouhy écrit dans son Abrégé de Vhist. du th. fr., t. ni, p. i3-iô. deux pages pleines d'erreurs sur les rivaux de l'Hôtel de Bourgogne aux environs de l'an 1600. Enfin, Dulaure, qui date l'Hôtel d'Argent de 1600, en fait le théâtre particulier des troupes italiennes (t. V, p. aoi).