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LES THEATRES DE PARIS DE l548 A l635
songèrent à représenter à la ville et à installer leur théâtre chez quelque bourgeois, aussitôt les privilégiés se plaignirent, et l'ordre fut intimé aux deux troupes de se transporter bien vite à Thôtel de Bourgogne. Toutes deux cédèrent. Dès le*a8 avril, un bail est fait par la confrérie à la troupe des comédiens italiens ; trois jours plus tard, le I*' mai, un autre bail est fait à Yalleran Lecomte et à ses compagnons, qui prennent déjà le titre de « comédiens français ordinaires du Roi ' ».
Voilà donc une troupe italienne et une troupe française qui jouent concurremment sur la scène de THôtel. C'était peut-être la première fois, ce ne sera pas la der-
nière
Il semble que cette concurrence ait nui surtout aux comédiens français, et qu'ils se soient décidés bientôt à laisser le champ libre aux Italiens. Le a octobre, Valleran passe un accord avec les maîtres pour le rachat de son bail, et, le 6, les confrères obtiennent la permission de faire dresser des barrières au devant de la porte d'entrée de leur hôtel, a pour empêcher la pression du peuple lorsqu'on y veut jouer^.»
Combien de temps restèrent les Italiens ? on ne le sait, et Baschet lui-même n'a rien trouvé sur leur compte *. Mais, le 3o octobre 1600, les maîtres passent marché avec une nouvelle troupe de comédiens français, qui
I. Eud. Soulié, p. i54* — Si nous ne craignions pas d'être trop long, nous pourrions citer ici les lignes ingénieuses, où Paul Lacroix raconte l'établissement de Valleran à l'Hôtel de Bourgogne et la fondation de l'Hôtel d'Argent (xviie s. Institutions ^ usages et coutumes, p. 496-7). Jamais roman n'a été plus érudit, jamais érudition n'a été plus aventureuse.
a. Eud. Soulié mentionne cinq baux faits aux comédiens italiens ; le dernier est du 8 avril i6i4 ; la date des trois autres n'est pas indiquée.