I. T. III, Au lecteur
a. Au lecteur.
la mémoire de cet auteur, fait dire Scudéry à Tun de ses personnages S qu'il avait un puissant génie et une veine prodigieusement abondante (comme huit cents poèmes de sa façon en font foi) » ; et Marolles, qui l'avait beaucoup connu, répète que Hardy « avait composé plus de huit cents» pièces '. Huit cents ! C'est pourtant là un bien gros chiffre ! Après 1628, Hardy n'écrivit plus que pendant trois ans environ ; porta-t-il à sept cents le nombre de ses poèmes, qui était déjà de six cents et plus} La chose est possible, mais on ne saurait guère dépasser un chiffre aussi respectable^.
Comment ces pièces élaient-elles payées ?
Nous ne pouvons, pour résoudre cette question, profiter des détails précis et intéressants que donne Chappuzeau sur les conditions faites aux auteurs dramatiques de son temps*; cette générosité des comédiens, que Chappuzeau fait sonner bien haut, était toute naturelle alors que le théâtre était très fréquenté et rapportait beaucoup. Mais les Valleran et les Vautray, s'ils en avaient eu le désir, auraient-ils eu le moyen d'être généreux ? « Valleran était chef de troupe, nous dit Tallemant ; il ne savait que
I. M. de Blandimarc, dans la Comédie des Comédiens, acte II, 8c. !»•«, p. ag.