‹ Le théatre français avant la période classiqueChapitre 53 sur 140 · Alleaume. OEuvres de Théophile, p. cj · texte numérisé non relu

Alleaume. OEuvres de Théophile, p. cj

4- Élégie à une dame. OEuvres complètes de Théophile, f«^ partie, t. I, p. 219. — Pour les renseignements biographiques qui précèdent, voy. la notice d'Alleaume ; celle de M. Jules Andrieu, Théophile de Viau, étude bio-bibliographique nvec une pièce inédite du poète et un tableau généalogique^ Bordeaux et Paris, Picard, 1888, in-8; et surtout le livre de "W^^ Schirmacher.

5. L'éditeur de 1627 dit que cette œuvre, très mal composée, où l'on ne peut louer que quelques vers, « n'a jamais été repréficntée ». Cependant M'*« Schirmacher, p. 288 et suiv., la regarde

A l'hotel de bourgogne, les poètes a gages 107

Théopliile, les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne parlent de lui comme d'un homme qui a été fort lié avec leur troupe et qui a écrit de nombreuses pièces de théâtre : « Notre vieux maître Valleran, depuis qu'il est en l'autre monde, désirant d'y faire valoir la comédie et de l'y établir, comme il a fait en France durant sa vie,... doit représenter devant lui (le grand maître de la nature) plusieurs pièces nouvelles. . . et quelques-unes de M. Théophile » ; dans l'autre monde, « Gaultier et Guillaume firent voir à Turlupin une grande quantité de pièces nouvelles faites par divers bons auteurs, entre autres Théophile, lesquelles il trouva excellentes » ; et ailleurs, l'ombre de Gaultier Garguille apprend au Gros Guillaume que Théophile a promis de faire pour les grands monarques défunts une belle pièce dont il donne le sujet *.

Combien de temps Théophile resta-t-il au service dds comédiens? UÊlégie à une dame, où se trouve l'adieu à l'art dramatique, est antérieure à 162 1 , et peut-être Théophile avait-il quitté la scène après le succès de son Pyrame, <[ui fut représenté sans doute en 16 17. Avant même cette date, comme Théophile était connu à la Cour, comme il était protégé par Montmorency, on peut supposer que les liens qui l'attachaient aux comédiens s'étaient relâchés peu à peu et qu'il resta peu de temps dans une servitude aussi dure que celle de Hardy.

comme une des premières pièces composées par Théophile alors qu'il était aux gages des comédiens; M. Bernardin et M. Diétrich supposent que Pasiphaé pourrait être, ou le sujet de comédie communiqué par le poète des comédiens à Tristan dans la variante (Diétrich), ou l'une des œuvres lues par le poète et auxquelles le page trouve « plus de force d'imagination que de politesse » (Bernardin).

I. Le testament de Gaultier Garguille, i634; — la Rencontre de Turlupin en l'autre monde avec Gaultier Garguille et le Gros Guillaume^ 1687; — Révélations de l'ombre de Gaultier Garguille, i634 {Chansons de Gaultier Garguille, p. i5o; 24o; 178).

Moins longue encore fut sans doute la servitude de Rotrou ; mais le fait même ne peut guère être contesté.

On connaît la lettre que Chapelain écrivait à Godeau le 3o octobre 1682 : « Le comte de Fiesque m*a amené Rotrou et son Mécène. Je suis marri qu'un garçon de si beau naturel ait pris une servitude si honteuse; et il ne tiendra pas à moi que nous ne Taffranchissions bientôt. Il a employé votre nom, outre Tautorité de son introducteur pour se rendre considérable, dit-il, auprès de ma personne. Mandez-moi si vous prenez part dans l'assistance et les offices qu'il attend de moi et à quoi je me suis résolu. » Ce texte frappa pour la première fois Guizot, qui en conclut que la servitude si honteuse de Rotrou devait être un engagement dans une troupe de comédiens en qualité d'auteur * ; explication ingénieuse et très vraisemblable, acceptée depuis par la plupart des historiens de Rotrou, notamment par Jarry et M. Hémon^. M. Chardon, à son tour, l'a reprise et l'a rendue à la fois plus certaine et plus complète. Selon lui, le Mécène de Rotrou était Bellerose, la troupe qui se l'était attaché était celle de l'Hôtel de Bourgogne, et le jeune poète succédait comme fournisseur à Hardy ^.

M. Chardon, entre autres autorités, cite le Journal manuscrit de Mouhy, lequel ne mérite aucune créance ; proposons-lui une autorité plus sérieuse. Le Mémoire de Mahelot ne contient pas moins de quatorze pièces de Ro-

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