Chardon, p. iSg ; Trautmann. p
3. Homan comique, a^^ partie, ch. m, p. 369 du t. I«''. La troupe même de Destin comprenait généralement moins de comédiens que nous n'en voyons dans le Roman comique : « II» n'étaient que sept ou huit quand leur troupe était bien forte. » jre partie, ch. x, p. 83. — On peut voir dans Rojas ou dans Damas- Hinard, Du Théâtre espagnol au siècle d'or, § 3, p. 1357, ^^^ curieuse classification des troupes de campagne espagnoles selon le nombre d'acteurs qui les composaient. Cf. Ticknor, Hist. de la litt. esp., t. II, p. 379.
4. Il est cependant parlé dans le Roman comique d'un homme « qui avait été, toute sa vie, tantôt portier et tantôt décorateur d'une troupe de comédiens », i''<^ partie, ch. xviu, t. I, p. 191.
LES COMÉOIEHS DE C&MPAGJŒ ET LEEUS POÈTES II
de campagne, et celle-ci dut v gagner sur ses rivales une incontestable supériorité.
Chaque troupe, une fois formée, traçait son itinéraire et se mettait en route. Parfois les comédiens nomades ne se bornaient pas à parcourir les (Ht)^'inoes ; on en trouve à Nancy dès 1673, à Francfort dès iS83, à Bâle dès i6o4. Ils allaient ainsi en Hollande, en Allemagne, en Piémont : / on en voit même aller plus loin, en Angleterre, en £«^ "^ pagne, en Danemark et en Suède'. C'était cependant â{ parcourir la France que la plupart bornaient leur ambi-^ tion. Certaines régions étaient particulièrement ridies, certaines villes particulièrement favorables à l'art comique, comme Lyon ** Rouen ou Bordeaux : on se réservait d'y faire un plus long séjour. Et surtout on était heureux quand un riche bourgeois, mariant une fille ou une parente, profitait de la présence des acteurs pour offrir à ses voisins ou amis le plaisir de la comédie ' ; quand un seigneur opulent les récompensait grassement de représentations données en son châteaa, comme le duc de Longueville, qui, en 1 64 1. s'il faut en croire Scarron, donnait* à une troupe de campagne
autres les pièces qu*ils ont fait accommoder an théâtre à leurs frai« particuliers pour se récompenser de leurs avances et en tirer les premiers avantages ». T. 1, fol. 11.
I. Voy. Trautmann. Franz, Sekausp.^ip. 199. 300. 2o4 ; Chappuzeau, le Théâtre franc., p. 3i5-324 ; Fr. Mugnier, /^ Théâtre en Savoie, p. 39 et 35 ; Scarron. Roman comique, i»"* partie, ch. xviti, t. I, p. 191 ; Chardon, p. 167. etc.
3. « On sait que les troupes ambulantes de comédiens français n'apparurent guère à Lyon que vers i64o, » dit M. Brouchoud (jLes Origines du théaife de Lyon, Appendice); c'est-à-dire que M. Brouchoud n'a guère trouvé avant i64o de traces de leur passage, mais ce n'est pas là un argument sans réplique. — Nous trouvons Facteur Valieran à Bordeaux dès 1592 ; et. Tannée suivante, à Francfort, il déclarait avoir représenté à Rouen, à Strasbourg et à Angers (ou Langres ?) Voy. Trautmann, p. 393 et 301.