Eud. Soulié, p. i
bre i548, et ne permit que la représentation « des mystères et jeux profanes, honnêtes et licites, sans offenser ni injurier personne, sans pouvoir jouer les mystères sacrés ! . » C'était une nouvelle partie perdue.
La confrérie se résigna, et peut-être ne monta-t-elle plus elle-même sur le théâtre ; depuis ce moment en effet, les témoignages de marchés passés avec des troupes de comédiens se multiplient, et l'on ne trouve plus trace de représentations données par elle. En tout cas, ce n'est pas en i588, quoi qu'en aient dit tant d'historiens du théâtre, c'est tout à la fin du xvi e siècle que les confrères sont définitivement descendus de leur théâtre pour faire place à des acteurs de profession. Toutes les lettres patentes du xvi e siècle, et même l'arrêt du Parlement de 1698, autorisent les confrères à faire et jouer leurs mystères, et parlent d'eux comme de comédiens. Au xvn e siècle, les termes changent, et désormais Louis XIII les autorise à jouer ou faire jouer et représenter les mystères dessusdits*.
En 1598 (a5 mai), Jehan Sehais, comédien anglais, loue la grande salle et le théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, mais n'en essaie pas moins de se dérober aux obligations que lui impose son bail. Une sentence est rendue par le Châtelet le 4 juin, « tant pour raison du susdit bail que pour le droit d'un écu par jour, jouant lesdits Anglais ailleurs qu'audit Hôtel 3 » .
1. Arrêt du 28 novembre 1898. Fr. Parfait, t. III, p. 232-3, n.
2. Voy. Hecueil des principaux tilt f es, p. 39. 4o, 48, 5o, 66, et 5s; et cf. au contraire les fr. Parfait, t. III, p. 236, 237; Suard. t. IV, p. 11 1; Sainte Berne. Tahleau. p. 235; Ebert, Entwicklungs-Gesch., p. i84 ; Petit de Julleville, les Mystères, t. I, p. 433; Maugras. tf*s Comédiens hors la loi, p. 80, etc.,