Eud. Soulic, p
LES THÉÂTRES DE PARIS DE l548 A l635 ^
La même année, d'autres comédiens, sans doute français, viennent se loger « en la maison et. hôtellerie de la Bastille, près l'église Saint-Paul ». Vile, un huissier, dépêché par les confrères, court leur signifier les défenses accoutumées f .
Le ao avril 1699, sentence du Chàtelet de Paris, entre les maîtres, d'une part, « et les soi-disant comédiens italiens du Roi, d'autre, par laquelle, entre autres choses, . | est fait défense tant auxdits comédiens italiens que \ autres, de jouer ni représenter ailleurs qu'audit Hôtel de 1 Bourgogne, s'ils n'ont exprès pouvoir de ladite confrérie ; ! comme aussi est fait défenses à tous bourgeois de Paris ! de louer maisons à aucuns comédiens ; au dos desquelles , pièces sont des significations faites aux comédiens tant français que italiens 2 ».
Nous avons cité cette pièce en entier, parce que c'est elle qui a déterminé la plupart des historiens du théâtre à placer en 1^99 ou en 1600 la fondation d'un nouveau théâtre fixe, celui du Marais. Voici comment s'expriment , les frères Parfait : « Une troupe de comédiens de province, qui peut-être était venue à Paris pour y jouir des franchises de la foire Saint-Germain, forma le dessein de s'établir dans cette ville. Il faut croire qu'elle avait de fortes protections ; car, malgré une sentence contradic- toire du 28 avril 1699, qui défendait à tous bourgeois de louer aucun lieu pour y représenter la comédie, elle ne laissa pas de paraître l'année suivante 1600 sur un théâtre