Voy. ci-dessous, chap. v, p
f OC LE THÉÂTRE FRANÇAIS AVANT LA PÉRIODE CLASSIQUE
àe cette époque l . — Théophile a été l'ami et l'admirateur •de Hardy, autre fournisseur de l'Hôtel de Bourgogne *, et, «n 1622 encore, il habitait près de cet Hôtel, rue des Deux-Portes 3 . — Quelle hypothèse, sinon la nôtre, pourrait rendre compte du passage obscur qui se trouve dans une des principales pièces de Théophile ? Voici ce qu'on y lit :
Autrefois, quand mes vers ont animé la scène,
L'ordre on j'étais contraint m'a bien fait de la peine.
Ce travail importun m'a longtemps martyre;
Mais enfin, grâce aux Dieux f je m'en suis retiré.
Peu, sans faire naufrage et sans perdre leur ourse,
Se sont aventurés à cette» longue course.
Il y faut par miracle être fol sagement,
Confondre la mémoire avec le jugement,
Imaginer beaucoup, et d'une source pleine
Puiser toujours des vers dans une même veine...
Donnant à tels efforts ma première furie,
Jamais ma veine encor ne s'y trouva tarie...
Mais il me faut résoudre à ne la plus presser...
Je veux faire des vers qui ne soient pas contraints**
Sont-ce là les vers d'un homme qui n'a travaillé pour le théâtre qu'à ses heures, heures rares, puisqu'il n'a publié ■qu'une seule pièce et que l'attribution qu'on lui a faite d'une seconde, celle de Pasiphaé, est fort douteuse, pour ne pas dire plus 5 ? — Enfin, longtemps après la mort de