‹ Le théâtre français sous Louis XIVChapitre 23 sur 132 · État de la troupe en 1G · texte numérisé non relu

État de la troupe en 1G

MM. Champmeslé,

Baron,

Poisson,

Dauvilliers,

La Grange,

Hubert,

La Tuilleric,

Rosimont,

Hnuterochc,

Guérin,

Du Croisy,

Baisiu,

Devilliers,

Verneuil,

Beauval.

MMlles Champmeslé, Beauval,

Guérin (veuve Molière),

Bélonde,

De Brie,

Dennebaut,

Dupin,

Guyot,

Du Croisy,

Raisin,

La Grange,

Baron.

nitivement dans la rue qui prendra d'elle ce nom, rue de Y Ancienne-Comédie, elle subira bien des tracasseries diverses que nous racontons plus loin ». Cependant elle finira par se fixer enfin dans le local où, au siècle suivant, seront représentées les pièces de Voltaire.

Rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés, elle est désormais chez elle 2. Les dépenses de toute sorte que les comédiens ont été obligés de faire se montent à près de 200,000 fr.; ils se trouvent endettés pour longtemps, mais ils sont propriétaires de leur salle, et c'est là qu'ils resteront encore pendant près d'un siècle.

L'ouverture de la nouvelle salle se fit le 18 avril 1689, par Phèdre et le Médecin malgré lui*.

Le théâtre prospère ; les représentations sont suivies; elles se composent surtout de l'ancien répertoire, celui de Corneille, de Racine et de Molière, sans cesse redemandé. En dehors des tragédies des Campistron, Boyer, La Grange-Chancel et autres, ils ont les comédies plus attrayantes de Dancourt, Regnard, Dufresny, Le Sage; ce ne sont pas des modèles de morale, mais elles ont souvent, avec beaucoup d'esprit, le mérite de l'à-propos, et les recettes se soutiennent longtemps à un taux assez élevé.

Mais bientôt les temps deviennent sombres. La

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