Chappczeau, p
14i LE THÉÂTRE ET LES COMÉDIENS.
<( Au commencement de l'année dernière 1673, avant la jonction des troupes du Palais-Royal et du Marais et le départ des comédiens italiens pour l'Angleterre, d'où ils reviendront dans peu, Paris donnait régulièrement toutes les semaines seize spectacles publics, dont les trois troupes de comédiens français en fournissaient neuf, l'italienne quatre, et l'Opéra trois , ce nombre s'augmentant quand il tombait quelque fête dans la semaine hors du rang ■des solennelles *. »
L'Hôtel de Bourgogne jouait les dimanche, mardi et vendredi. Le succès de Camma, pièce de Thomas Corneille (1661), les détermina à la jouer aussi le jeudi, et depuis ils jouèrent aussi quatre, fois par semaine, quand ils avaient une pièce nouvelle bien accueillie 2.
Quant aux heures de représentation, elles ont singulièrement varié. Au commencement du siècle, les représentations avaient lieu de jour. Une ordonnance de novembre 1609 interdit, sous Henri IV, de prolonger le spectacle passé quatre heures et hernie, « depuis la Saint-Martin jusqu'au 15 février. » On devra commencer à deux heures.
Sous Louis XIII, on commençait en général à trois heures.
Sous Louis XIV, enfin, deux causes contribuèrent à retarder les heures des représentations : d'abord Tordre donné à l'Hôtel de Bourgogne, sur les réclamations du curé de Saint-Eustache, de ne commencer qu'après les vêpres , et ensuite l'habitude de