SCENE V
JABU, FRANGINE
Frangine. — Oh ! monsieur, que d'excuses !
Jabu, jeune homjne blond, myope et râpé, redingote de -pion, gants déteints. Il tortille avec inquiétude une petite moustache rare. — Ne vous excusez pas, mademoiselle. C'est une manie que tous les concierges ont de me faire passer par l'escaliex de service! Je ne sais pas pourquoi.
Frangine. — Le nôtre est assez borné...
Jabu. — Je le crois un i>eu fou ! Quand je lui ai demandé où habitait monsieur Moussotte, il était en train de danser avec sa femme... Une danse bizarre-
Frangine. — Ouil Le tango! C'est-à-dire qu'il croit danser le véritable tango... Ce n'est qu'une caricature !
Jabu. — J'ignorais que les concierges fussent « dansants et chants » comme au temps de Molière.
Frangine. — Alors, si monsieur l'ingénieur veut bien attendre là, je vais prévenir! {Elle sort au. fond.)