SCENE X
LE VICOMTE, puis LUCE
Le vicomte. — Oh ! tout cela se gâte... Le romanesque m'entraîne... Si M"' Causse apprend ça, je suis brûlé ici... et ailleurs...
Luce, à la cantonade. — Je t'attendrai (Entrant) Tiens... Vous... mon fiancé?
Le vicomte. — Ma chère Luce...
Luce. — Vous venez à Paris, et vous ne me prévenez pas!
Le vicomte. — Je n'ai pas eu le temps... J'accompagnais un ami malade... l'infirmier Jaudin.
Luce. — Comme j'ai souffert, sans nouvelles dç vous!
Le vicomte. — Moi aussi, j'ai souffert de ne pas vous en donner!
LUCE. — Si vous saviez les scènes que papa m'a faites ! Il vous traite comme un... comme un...
Le vicomte. — Ne spécifiez pas !
LuCE. — Puisque je vous vois, tout est oublié... Du reste j'ai une confidente... mon amie Georgette!
Le vicomte. — Ah ? (^4 pari.) Je vais m'en aller d'^'ci, moi!
Luce. — Je lui ai raconté notre roman... sans vous nommer, bien entendu !
Le vicomte, au supplice. — Je vous approuve!
LuCE. — Mais, puisque vous êtes là, je veux vous présenter !
Le vicomte. — Il vaut mieux pas... D'ailleurs, je n'ai pas le temps de rester...
Luce. — Quand vous re verrai- je ?
De vicomte. — Demain matin, au musée du Louvre
LuCE. — Vous m'aimez toujours, mon fiancé"?
Le VICOMTE. — - Pouvez- vous le demander! (Un temps.) Je m'en vais !
LuCE. — Déjà ?
Le VICOMTE. — A demain, neuf heures, Musée du Louvre... Salle des Prisonniers Barbares. Le premier venu attendra l'autre.... Au revoir, ma chère fiancée ! (// sort.)