SCENE PREMIERE
MONSIEUR BEDOLLE, JUSTIN
BÉDOLLE. — Par ici, mon garçon... Voici la salle où vous dresserez le buffet
i82 VEXTRA.
Justin, maître d'hôtel, très chic. — Parfait!-.. la salle de bal est à côté ?
BÉDOLLE, désignant le fond. — Par là..
Justin. — Et l'office ?
BÉDOLLE, montrant la forte de droite, fremier flan. — De ce côté.
Justin, montrant la miûaiUe, fremier flan. — Il me semble que nous devons nous installer à cet endroit. Qu'en pense Monsieur?
BÉDOLLE. — C'est mon avis.
Justin. — De cette façon, nous pourrons nous ravitailler par l'office, sans gêner les invités.
BÉDOLLE. — Très juste!...
Justin. — Oh ! nous avons l'habitude ! La maison Piedelit fournit les ministères et le Faubourg.
BÉDOLLE. — Mais dites-moi... il est 8 heures et demie... Nos invités seront là à 9 heures. Vous n'avez que le temps.
Justin. — Mon matériel est dans l'antichambre
BÉDOLLE. — Du reste, vous avez l'air débrouillard.... Votre nom je vous prie?
Justin. — Justin, monsieur !
BÉDOLLE. — Vous êtes seul ?
Justin. — Non... j'ai amené avec moi un extra ; il est dans l'antichambre, avec le bâti du buffet.
BÉDOLLE. — Vous dites ? Un Extra ?
Justin. — Nous appelons ainsi, un maître d'hô-
tel que l'on embauche, quand il y a presse, et que le personnel de la maison ne suffit pas...
BÉDOLLE. — Vous êtes sûr que cet Extra saura son métier?
Justin. — Oh! certainement. Le gérant de la maison Piedelit est très difficile. On n'engage que des sujets de premier ordre. Du reste, si Monsieur veut le voir, je vais l'appeler.
BÉDOLLE. — Volontiers.
Justin, au fond. — Hé... Par ici !...