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nentes, les yeux rouges ; il est gourmand, querelleur, sot et ignorant. Il est le conâdent et Tami intime du roi dont il sert les amours d'une manière souvent maladroite, mais toujours dévouée ; les autres personnages de l'action s'en amusent, le taquinent et le raillent.
Le bel esprit * {vita) est une sorte de poète à gages ; il a du brillant, de la culture littéraire, est un connaisseur en arts, un poète habile, un serviteur complaisant ; il a une parfaite expérience delà courtisane ; il sait discuter, raisonner, parler et agir adroitement.
Le messager* {dûta) est un serviteur que le héros envoie en tel ou tel lieu, à telle ou telle personne, et particulièrement à Théroïne selon les besoins de ses affaires. Il doit être habile, adroit, avisé, audacieux, effronté, rusé, prompt à reconnaître le temps et le lieu opportuns, avoir de la fidélité, de la persévérance, de la mémoire, de la douceur. Le messager peut avoir pleins pouvoirs ou des pouvoirs limités, ou n'être qu'un simple porteur.
Il a pleins pouvoirs' [nisr^târtha, sr^târtha), s'il sait observer le caractère des deux intéressés, reconnaître leurs dispositions, prendre l'initiative pour agir et parler.
Il a des pouvoirs limités {mitArtha) s'il sait exécuter son message en peu de mots.
Il est simple porteur de message (samdeçahâraka) s'il ne fait que répéter littéralement le message qui lui est confié.
Mentionnons en même temps la messagère* qui remplit les mêmes fonctions auprès de Théroïne. Les qualités nécessaires au messager sont aussi exigées d'elle; elle rentre toujours également dans une des trois catégories énoncées. L'héroïne emploie à ce service, soit une amie, soit une esclave, ou une sœur de lait, ou Une voisine, une religieuse (le plus souvent bouddhiste), une ouvrière, une artiste, etc.