PAISIELLO
Nous avons cité précédemment une lettre collective, adressée à la Direction des Italiens, pour réclamer la reprise ou tout au mois la remise sur l'affiche du Barbier, à l'égard duquel, nonobstant des représentations très nombreuses, aucune lassitude ne se manifestait dans une très importante partie du public d'alors. La transition entre notre deuxième et notre troisième chapitre nous serait fournie par deux lettres analogues, plus dignes d'attention peut-être, en ce sens qu'elles portent la signature d'individualités authentiques, tandis que l'autre émanait d'un groupe peut-être «MARosi imaginaire. Datée du 9 mars 1838, la
première des missives auxquelles nous taisons allusion vaut selon non-, par un tour déjà archaïque et vaguement prudhommesque, d'être placée, — toujours à titre de document plus ou moins plaisant — sous les yeux de nos lecteurs. La voici :
Monsieur,
Depuis longtemps le public s'étonne de l'espèce d'oubli où vous laissez languir tes opéras de Rossini : maintenant que la clôture du Théâtre-Italien approche, les regrets deviennent chaque jour plus fréquents et plus vils. J'espère, Monsieur, que vous ne démentirez pas ici la sollicitude que vous avez toujours mise à satisfaire les vœux du public, dont je
me fais aujourd'hui l'organe, et que nous aurons encore une fois le plaisir d'applaudir les beaux talents de l'Italie dans un des chefs-d'œuvre du fameux maestro.
J'ai l'honneur, .Monsieur, d'être, avec le plus profond respect, votre très humble serviteur.
Alcide de Violet.
Le signataire, on le voit, a la particule. Quelques jours plus tard, un autre correspondant, pourvu de plus d'un titre de vicomte, fait parvenir une réclamation du même ordre, mais celle fois en faveur de Bellini. C'est encore un texte, pittoresque à sa façon, qu'il vaut mieux transcrire qu'analyser :