‹ Le théâtreChapitre 69 sur 88 · LA SERVE · texte numérisé non relu

LA SERVE

Eh I pour Dieu, pitié, dame chère l D'agir ainsi vous avez tort ; Votre fille mettez à mort, Je vous le dis.

BLANCHEFLEUR

Vieille, point ne m'arrêteras 1

Elle arrache la couverture :

Eh I Dieu, ce ne sont pas les pieds De Berthe, bien les connaissais ; Plus grands étaient de quatre doigts.

Ah 1 bonnes gens, je suis trahie.

Certes, tu n'échapperas mie.

Serve, déloyale traîtresse !

Le roi et ses gens accourent au bruit. On arrête Tibert et la serve, qui sont réduits à avouer leur crime et qui sont aussitôt condamnés à mort. Quant à Alisle, on lui permet de se retirer dans un couvent, et Blanchefleur, désolée, reprend la route de Hongrie.

Quelque temps après, le roi Pépin, étant en chasse dans la forêt du Mans, s'éloigne de ses gens en poursuivant un cerf ; il fait la rencontre de Berthe, à laquelle il se présente comme le maître d'hôtel du roi, et qui, pour se défendre de ses galanteries, se voit obligée de lui dire qu'elle est la femme du roi Pépin. Mais, une fois en sûreté, elle prétend qu'elle a menti, et le voyer Simon n'en peut rien tirer de plus. Pour éclaircir le mystère, Pépin envoie un messager au roi Floire*

i9i LB THÉÂTRE AU MOYEN AGE

Page 1