LES PETITS JOURS
LE THtiATRE-FBANÇAlS.
if Clairon doublait M^^^ Du
Clairon et M">« Yestris.
M"^ Thcnard doublait M"»« La-
chassaigoe.
Baptiste aîné doublait Saint- Phal.
In'rmin doublait Miclielot.
M'^Besroiwrs doublait M°>e Petit.
M^^" Candeille doublait M™®
V es tris.
M'^ Devienne doublait Mi^^
Jôly. '
Emilie Contât doublait
M"» Devienne.
i!f"' Ojo^wdoublaitM"eMars.
Jlf"* Mézerai doublait ^«'^^«^ doublait Fleury.
Opkins.
Lafon doublait Talma.
M^^'' Duchemois doublait M"®
Rail court.
M'*^ Vohms doublait
Bourgoîn.
M^^' Bourgoin doublait
Mars.
Michelol doublait Damas, Grandménil doublait Desessarts.
CViufliofiMoublait Grandménil.
Lacave doublait Caumont.
l'ieury doublait Molé.
M^** Emilie laverd doublait Mars.
Demerson doublait M"^ Dupont.
Ligier doublait Talma et Lafon.
David doublait Ligier.
Jottnuij doublait Tuima et Laion.
Penier doublait Damas.
Menjauà doublait Perrier.
Carligny doublait Moniose.
Monrose doublait Thénard.
Etc., etc.
D'où il résulte que la méthode établissant une sorte d'alternat, à des distances bien calculées, entre les Chefs les Doubles^ est à la fois une mesure conforme à la justice distributive et très-favorable à la progression des talents.
Nous avons présenté le Théâtre sous tous ses aspects,
LE lilLÀiKE-f KÂAgAlS. S<>3
naissant cbez les Grecs, continué chez les Romains avec
plus d'enthou^siasuie que de par de /r/, balbuiiani, stationnairc, progressant, attardé et ne trouvant, en délinitive, sa perfection que dans notre France.
On a vu ici que, par Teffet de ses dispersions involontaires, rhomogénéité n*a pas toujours été le caractère dislinctif de son exisLeiice. — Aussi, pour nous rendre maître de toutes ses parties, avons-uous dû, le plus souvent, recourir aui procédés du chasseur, nous lancer dans tous les sentiers, sauter les fossés, franchir les haies, revenir sur la piste, jeici à propos nus iileU de sauvetage, et cniin ramener au parc le précieux gibier dont la possession devait éminemment flatter l'orgueil de son pays.
Pour parler sans figures, honorons la mémoire de ces grands Comédiens que la persécution du sort trouvait fidèles au culte de leur art partout où les conduisait la iierté du génie outragé par l'ingratitude de la gloirel
Tel Ënée emportait et ses Dieux et sou père.
Ainsi, déduction faite des antécédenls Les plus reculés du Théâtre-Franfais^ jious avons montré ce noble établisse* ment:
A Fhôtel de Bourgogne, rue Mauconseil, où il a priâ une sérieuse consistance, lAu Marais, rtie de la Poterie, A la salle des Gardes du Louvre, Au Petit-Bourbon, Au Palais-Royal Saint-Honoré, A la rue Mazarine,
A la rue des Fossés^Saint-Germain-des-Prés, Au Château des Tuileries,
A rodéon, ancien hôtel de Gondé,
164 LE THÉATllL-t KANIjlAlS.
A la rue Fe|deau,
GhdE la Moataiiflier du Mai8*Royal,
A la rue de Richelieu, Ex'Variétéi'Afmtsantes^ Encore chez la Muiii insier de celte même rue, A la salle de la rue de Louvois, Gourant* par individualités, les Tbé&tres de Paris, S*éparpiUaol de cette manière dans les Provinces, Et enfin, de rétour où nous le voyons aujourd'hui, dans la salle attenant au Chftteau du Palais-Royal, et qui n'appariient plus aux d'Orléans, une transaction ayant eu lieu entre râtat et les héritiers du fondateur.
Dans le cours de cette existence si accidentée, le Premier de nos théâtres a donc eu pour Autorités spéciales, la volf nité du Monarijne, les MinistreSy les Gentilshommes de la Chambre y V Intendant des Menus-Plaisirs^ les Délégués du Pouvoir révolutionnaire, les Commissaires du Gimemment^ VMmdani de la Liste dmle, deux Direeîemtj un Gérait de ses intérêts et trois Administrateurs ; mais toujours sous la l'orme dominante àe Société commerciale.
G*en était trop de tant de secousses pour la prospérité d'un art qui ne peut fleurir que parla tranquille méditation
des CCI ivains voués à son culte, et par la sécurité des interprètes de leurs ouvrages.
Eh bien, malgré cet acharnement du sort, rinstitution s*est relevée radieuse sous Tascendant du grand homme qui Ta toujours honorée d*une distinction particulière, et dont la sollicitude a rais le comble a ses bienfaits en lui duiiiiaut un Gode daté des bords de la Néwa.
Dans son exil même, Napoléon I^^' rendait encore hommage à la gloire de ce Musée littéraire et national.— Ën partant pour ses promenades solitaires, dont la baïonnette anglaise lui mesurait Tespace, il prenait un volume de nos
kËTHEATRE'FRAiNCÂlS. 165
cbefo-d'cBuvre dramatiques et disait, avec uae navrante Tési^ation :
« Je Tiift m TMâtn-FrftBfiis. •
Les lecteurs peuvent en dire autant de notre livre, et
d une vcrilé plus exacte, puisqu*ils y trouvent le Monument reproduit, depuis ses fondations antiques, jusqu'au faite (par malheur plus* sujet à réparations que vaillamment achevé), mais toujours l'objet de préoccupations utiles. » Ils en ont parcouru les DtaiiDAifGBs les plus secrètes, celles du moins qui n'ayant été ni signalées ni niéme aperçues d'aucun écrivain, avaient perdu jusqu'ici leurs places si essentielles dans Tensembie, et dont la connaissance im^ prime à cette histoire un attrait d^autant plus vif qu*il de* vient absolument nouveau .