‹ Le Théâtrefranc̜ais monument et dépendancesChapitre 16 sur 18 · L'HOTEL GUÉNÉGAUD · texte numérisé non relu

L'HOTEL GUÉNÉGAUD

LE JEU DE PAUME, DE L'ÉTOILE, rue des Fossés Saint- Geimaia-des-Prés,

Ob commence le titre de COMÉDIE FRANÇAISE.

Les premières Salles de spectacles.

Les coûslructions de ces Théâtres ne présentaient, comme on le pense bien, aucune espèce de ressemblance entre elles, etrexténeur n'annonçait rien qui lies distinguât

des autres maisons de la ville.

Celte simplicité d'apparence durait encore, à quelques parties près, lorsque la Comédie-Française habitait la rue des Fossés-Saiut*Germain-4es*Prés, yis-àrvis le Café Procope.

C'est seulement à l'Odéon que l'aspect a pris un air monumental, à ce point même qu'il est tout-à-coup devenu, comme il Test toujours, le plus magnifique édîûce de tous ceux que possède, en ce, genre, notre riche capitale.

Les coimneDcements de ces sortes d'exploitations sont à peine croyables.

LE THÈATRE-^RANÇMS. m

Il y a près de cent uns^ que des écrivains d'une cerlaiue compétence donnaient, sur ces singularités historiques» les détails suivants datés- de la fin du dix'-septîème siècle et les plus curieux à conaattre.

«La Comédie de Paris était de la même structure, et avait les mêmes décoraiious que le Théâtre des Charlatans sur le Pont-Neuf.

« La comédie se jouait en plein air et en plein jour, et

le Boulfon de ki troupe se promenait par la ville avec un tambour pour avertir qu*on allait commencer.

«Les pièces qui nous restent de ce temps-là, sont de la même beaulté que le lieu oit on en faisait la représentation*

«Ensuite, on les joua à la chandelle^ et le Théâtre fut orné de tapisseries qui donnaient des entrées et des issues aux acteurs par l'endroit 0(1 elles se joignaient Tune à l'autre.

. « Ces entrées et ces issues étaient fort incommodes et mettaient souvent en désordre les perruques des Comédiens, parce que, ne s'ouvrant que fort peu par en haut, elles retombaient rudement sur eiix quand ils entraient ou quand ils sortaient de la scène.

« Toute la lumière consistait d'abord en quelques chandelles dans des plaques de fer-blanc attachées aux tapis^ séries. Hais, comme elles n'éclairaient les- acteurs que par

derrière^ et un peu par les côtés (ce qui les rendait presque tous noirs), on s'avisa de faire des chandeliers, avec des lates mises en croix, portant chacun, quatre chandelles pour mettre mhdmtnl du théâtre* — (Origine de la rampe. )

«La Symphonie était composée d'une flûte et d'un tambour ou de deux méchants violons, a On jouait alors les pièces de Qarmer ou de Hardy*

«Nos pères, à qui Von faisail entendre que ces tragédies étaient les plus beaux ouvrages traduits de Tantiquité» les écoutaient avec patience, ils croyaient même être obligés

de s'y divertir, par la seule raison qu'ils avait fait les délices de toute la Grèce.

c On donnait ensuite une pièce un peu gva$H^ qui les dédpmmageait avec usure de Tennui de la tragédie.

cr La Scène s*embellit ; on en fit les décorations d'une peinture supportable, et on y mit des chandeliers de cristal pour réclairer. »

Nous ajoutons que, de ces prétendues décorations, à celles de Gicéri, et, de ces chandeliers fumeux, à nçtre lu-, mière au gaz» il est aisé de reconnaître qu'il y a toute la distance du sommeil léthargique, à la plus vigilante desin« somnies.

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