CHAPITRE XVIII LE CHRISTIAPsISME ÉSOTÉRIQUE
Il est temps d'en venir maintenantàce qui constitue peutêtre le trait le plus caractéristique de la nouvelle orientation (nouvelle au moins en apparence) donnée à la Société Théosophique sous l'impulsion de M"^ Annie Besant, et que les antécédents de celle-ci ne pouvaient guère faire prévoir : nousvoulons parler du «Christianisme ésotérique»^. Il faut dire cependant que. antérieurement, le courant chrétien ou soi-disant tel, malgré ce qu'il semblait avoir d'incompatible avec les idées de M™^ Blavatsky, était déjà représenté dans ce milieu par quelques éléments d'importance plus ou moins secondaire, qui, bien entendu, n'exprimaient pas ce qu'on pourrait appeler la doctrine officielle du théosophisme. Il y avait tout d'abord le « Rosicrucianisme » du D"" Franz Hartmann, dont nous avons parlé plus haut; un Rosicrucianisme quelconque, si dévié qu'il soit par rapport au Rosicrucianisme originel , fait tout au moins usage d'un symbolisme chrétien ; mais il ne faut pas oublier que le D' Hartmann, dans un de ses livres, a présenté le Christ comme un « Initié », opinion qui est aussi, d'autre part, celle de M. Edouard Schuré-, inventeur d'un prétendu « ésotérisme helléno-chrétien » dont le caractère
1 . C'est le titre même d'un des ouvrages de M"« Besant : Esolerie Chrîslianity,