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Ici, « spiritualiste» veut dire occultiste

4. Ce Congrès fut présidé par Jules Lermina ; ses autres présidents d'honneur étaient Charles Fauvely et Eugène Nus.

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jusque vers la fin de sa vie, la duchesse conserva avec la Société Théosophique des relations plutôt amicales ; ainsi, en juillet i8g3, elle écrivait au secrétaire de la branche parisienne une lettre que publia le Lotus Bleu, et dans laquelle on lit ceci : « Quelles que soient les différences de point de vue qui existent entre moi et la Société Théosophique, je désire beaucoup la voir se développer en France, sachant qu'elle ne peut que contribuer au progrès des idées auxquelles je suis moi-même dévouée. Mais la mission qui m'a été confiée par Celui que j'appelle mon Maître, le Seigneur Jésus-Christ, absorbe toutes les ressources dont je puis disposer. » Elle s'inscrivait cependant pour une souscription aimuelle de deux ceuts francs, et elle continuait en ces termes : «Je désire que les M. S. T. (membres de la Société Théosophicpie) aient connaissance des sentiments tout fraternels que j'éprouve à leur égard. Si nous suivons parfois des chemins différents, le but que nous poursuivons est le même, et je fais les vœux les plus sincères pour le succès de vos efforts ». Notons encore que, le i3 juin 1894. j\lme de Pomar reçut chez elle M°^6Besant,qui y fit une conférence sur le {< pèlerinage de l'âme » , et que cette séance fut présidée par le colonel Olcott. Le 11 juin, M™^ Basant avait fait une autre conférence à l'Institut Rudy ; on n'avait pas encore jugé bon alors de mettre la Sorbonne à sa disposition, comme on devait le faire en 191 1, et comme on vient de le faire de nouveau celle année même.

La duchessede Pomar mourutle 3 novembre 1895 ; nous extrayons les lignes suivantes de l'article nécrologique que le commandant Courmes lui consacra dans le Lotus Bleu, et dont nous respectons scrupuleusement le style : « C'est une grande et vraiment noble existence qui vient de s'éteindre, parce que, si la duchesse ne se refusait pas à jouir de la fortune que Karma lui avait dispensée, elle en usait certainement plus encore en charités de tous genres dont le nombre et le détail seraient innombrables, et aussi en agissant éminemment sur le terrain de la haute bienfaisance

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intellecluello, en répandant, surtout en France, sa patrie d'adoption, des flots de « Connaissance »... Spiritualiste de la première heure, la duchesse de Pomar était entrée dans la Société Théosophique dès son avènement, en 1876, et elle était intimement liée avec M^^ Blavatsky. Elle était présidente de la branche française « Orient et Occident », dontl'esprit théosophique, bien qu'indépendant, avaitgardéun caractère plus spécialement chrétien, et même un peu spirite. Nous eussions assurément préféré qu'elle restât dans la donnée orientale qui nous parait plus rapprochée des sources premières ; mais l'on sait que c'est le droit des théosophistes de suivre, dans leurs recherches vers la vérité, les voies qui conviennent le mieux à leurs dispositions naturelles » ^.

Ce sont des faits vraiment étranges que l'alliance de M™« de Pomar avec M™^ Blavatsky et son école, et l'affirmation d'un but commun entre les mouvements dirigés par l'une et par l'autre ; ce qui n'est pas moins curieux peut-être, c'est le caractère extrêmement secret que la duchesse avait donné à son organisation. Voici en effet ce qu'elle écrivait à Arthur Arnould, dans une lettre que celui-ci publia en 1890 à l'occasion de la querelle avec Papus, ou que, plus exactement, il inséra dans un document qu'il qualifia de « strictement privé », mais qui fut cependant envoyé à des personuGS étrangères à la Société Théosophique : « La Société Théosophique d'Orient et d'Occident, que j'ai l'honneur de présider, étant des plus ésotériques et par conséquent des plus secrètes, je ne comprends pas que le colonel Olcott ait eu l'imprudence d'en parler, car je l'avais prié de garder notre secret. Nos réunions sont tout à fait secrètes, et il nous est défendu d'en parler à qui que ce soit, en dehors de notre cercle assez nombreux maintenant et qui compte parmi ses membres quelques-uns des plus grands esprits de la France, maisauquel on est admis seulementaprèsla plus haute des ini-

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