Lotus Bleu, 37 décembre iSçjb
l86 LE THÉOSOPHISME
liations et des épreuves très sérieuses. Quand je vous dirai que nous recevons nos instructions directement des plus hautes sphères, vous comprendrez que nous désirions garder le plus strict secret... » Quelles étaient donc ces instructions et ces communications mystérieuses, dont les moyens n'étaient probablement pas très différents de ceux qui sont en usage chez les spirites ordinaires, et quelle était la mission que M™6 de Pomar prétendait avoir reçue ? Dans une lettre datée du 2 février 1892, et dont nous avons l'original entre les mains, elle disait à ce sujet : «... Le culte que je professe pour Marie Stuart s'applique moins aux souvenirs de sa personnalité terrestre qu'à son individualité céleste ^, toujours vivante, et qui depuis plus de trente ans m'a donné de nombreuses preuves de sa présence spirituel (sic) auprès de moi. Cet être déjà si grand, si noble sur la terre, a continué à se développer selon la loi éternelle de la vie de l'Esprit, et aujourd'hui arrivée à posséder la vérité qui affranchit, elle a dépassé de beaucoup ses convictions religieuses d'autrefois-. Sa mission estde donneraujourd'hui au monde, et spécialement à la France, les Vérités du Jour Nouveau qui doivent amener l'évolution de la race dans le sens d'une spiritualité plus haute, et j'ai eu le privilège d'être choisie par elle comme intermédiaire terrestre pour travailler à son œuvre. » Et plus loin, elle ajoutait encore que a cette Reine est aujourd'hui un Ange des plus hautes sphères célestes », sphères qu'elle appelait ailleurs le « Cercle du Christ » et le « Cercle de l'Etoile ».
Ce « Jour Nouveau » dont la duchesse de Pomar était ainsi chargée d'annoncer et de préparer la venue, c'était une nouvelle révélation, une ère qui devait succéder au Christianisme comme le Christianisme lui-même a succédé à l'ancienne
I. Les mots « personnalité » et « individualité » sontpris ici dans leur sens théosophiste, où leur rapport est exactement l'inverse de celui qu'ils doivent avoir normalement.
3, Que devient donc ici le Catholicisme ?