‹ Le théosophismeChapitre 138 sur 163 · I. La Lumière Maçonnique, novembre-décem'-re 1912, p · texte numérisé non relu

I. La Lumière Maçonnique, novembre-décem'-re 1912, p

THÉOSOPHISME ET I RANG-MAÇONNERIE s/lQ

se réclamant d'aucune révélation divine et affimnant bien liant qu'elle n'est qu'une émanation de la raison humaine, cette institution fraternelle n'est pas dogmatique ; elle est rationaliste» ^. Malgré tout, et indépendamment même de toute intervention théosophiste, la Maçonnerie mixte a été amenée peu à peu, par la force des choses, à entretenir des relations plus ou moins suivies avec la plupart des autres organisations maçonniques « irrégulières », même avec celles qui ont le caractère occultiste le plus prononcé. C'est ainsi, par exemple, que. dans ime liste des Pas t Grand Maslers (Grands-Maîtres honoraires) du Rite National Espagnol, fondé par le F.-. Villarino del Villar, et en rapports étroits avec les organisations du F.'. John \arker (qui, dans les dernières années de sa vie, devint d'ailleurs un des collaborateurs de la revue anglaise The Co-Mason), nous voyons les chefs de la Maçonnerie mixte, y compris M™^ Besant. figurer côte à côte avec ceux des principales écoles d'occultisme, dont les querelles, comme nous l'avons déjà noté, n'excluent pas certaines alliances de ce genre ^. Ce qui est assez curieux, c'est devoir avec quelle insistance, avec quelle âpre té même, tous ces groupements revendiquent la possession des plus pures doctrines maçonniques ; et la Co- Maçonnerie, qui est « irrégulière » au premier chef, se vante de restaurer la tradition primordiale, comme on le voit par celte phrase qui termine sa déclaration de principes : « La Co-Maçonnerie Universelle rétablit la coutume immémoriale d'admettre sur le pied d'égalité les hommes et les femmes aux Mystères desquels est dérivée la Franc-Maçonnerie, fondés sur la Fraternité, la Vérité et la pratique de toutes lesvertus morales et sociales » ^. Du reste, c'est une habitude con-

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