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Article 7 des statuts delà Co-Maçonnerie

2b6 LE ÏHEOSOPHISME

développement, et que les Hindous doivent cesser de haïr les Anglais ». Cette déclaration est à rapprocher d'un document un peu plus récent, le serment que doiventprêter les « Frères du Service », c'est-à-dire les adhérents d'une branche de r « Ordre de Service de la Société Théosophique » qui fut organisée dans l'Inde, vers 191 3, « parmi les membres les plus dévoués de la Société », soi-disant « pour faire entrer la Théosophie dans la pratique de la vie, et pour associer la Théosophie à la solution des réformes sociales ». Voici le texte de ce serment, dont le début ne laisse place à aucune équivoque : « Estimant que l'intérêt primordial de l'Inde est de se développer librement sous le pavillon britannique, de s'affranchir de toute coutume qui puisse nuire à l'union de tous les habitants, et de rendre à l'Hindouisme un peu de flexibilité sociale et de fraternisme vécu, je promets : 1" de ne tenir aucun conipte des différences de caste ; ?° de ne pas marier mes fils tant qu'ils sont mitieurs, ni mes filles avant qu'elles aient atteint leur dixseptième année ; 3" de donner l'instruction à ma femme et à mes filles, ainsi qu'aux autres femmes de ma famille, autant qu'elles s'y prêteront ; d'encourager l'instruction des filles et de m'opposer à la réclusion de la femme ; 4° d'encourager l'instruction du peuple autant que cela me sera possible ; 5° de ne tenir aucun compte, dans la vie sociale et politique, des différences de couleur et de race ; de faire ce que je pourrai pour favoriser l'entrée libre des races de couleur dans tous les pays, sur le même pied que les émigrants blancs ; 6° de combattre activement tout ostracisme social en ce qui concerne les veuves qui se remarient ; 7° d'encourager l'union des travailleurs dans tous les domaines de progrès spirituel, éducatif, social et politique, sous la direction du Congrès National Hindou » 1. Ce pré tendu « Congrès National Hindou », il est bonde le dire, fut créé par l'administration anglaiseavec la coopération des théosophistes, si ce

I. Nous empruntons ce texte au Bulletin Théosophique de décembre igiS,

n'est même SOUS leur inspiration, et cela du vivant de M^'^Blavalsky : celle-ci a écrit que ce Congrès était « un corps politique avec lequel notre Société n'a rien à faire, quoiqu'il fût organisé par nos membres, indiens et anglo-indiens » ; mais, dans le même article, elle ajoutait un peu plus loin : <( Lorsque l'agitation politique commença, le Congrès National convoqué fut modelé d'après notre plan, et conduit principalement par nos membres qui avaient servi comme délégués à notre Convention » i. Jusqu'à ces derniers temps, ce Congrès est demeuré presque entièrement soumis à l'influence de Mme Besant . gon but véritable était d'endiguer les aspirations à l'autonomie, en leur donnant un semblant de satisfaction, d'ailleurs à peu près complètement illusoire ; le projet de « Home Rule » irlandais (et l'on sait comment il est accueilli) procède exactement de la même politique, qu'on essaie aussi d'appliquer à l'Egypte. Pour en revenir aux « Frères du Service », ce n'est pas une institution comme celle-là qui serait susceptible de donner au théosopliisme, même si la chose était possible, un peu de prestige aux yeux des vrais Hindous ; ceux-ci ne sont guère portés à croire à toutes ces billevesées de « progrès » et de « fraternisme », non plus qu'aux bienfaits de 1' « instruction obligatoire », ils se soucient fort peu de faire de leurs femmes et de leurs filles des « suffragettes » (c'est le but avoué des Loges « co-maçonniques » dans l'Inde aussi bien qu'en Europe et en Amérique), et ils ne consentiront jamais à se laisser persuader, sous prétexte d' « assimilation » à leurs dominateurs étrangers, de fouler aux pieds leurs coutumes les plus sacrées : l'engagement « de ne tenir aucun compte des différences de caste » équivaut, pour un Hindou, à une véritable abjuration.

Mais il y a mieux encore, et, au procès de Madras, M°i6 Besant, pour impressionner favorablement les juges, ne craignit pas de faire étalage de quelques-uns au moin*

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