A modem priestess of Isis, p
Nath Bavadjî, qui, suivant la déclaration écrite qu'il fit le 3o septembre 1892, était totalement sous l'influence magnétique de M""*^ Blavatsky et de Damodar K. Mavalankar, croyait tout ce qu'ils lui disaient et faisait tout ce qu'ils lui suggéraient de faire. Avec un pareil entourage, bien des choses devaient être possibles, et M™^ Blavatsky savait s'en servir à merveille lorsqu'il s'agissait de convertir des gens à ses théories, ou même d'en tirer des profits plus tangibles : « A présent, ma chère, écrivait-elle un jour à M"*^ Coulomb en parlant d'un M. Jacob Sassoon, changeons de programme ; il veut donner dix mille roupies, si seulement il voit un petit phénomène » ^ .
Cependant, la multiplicité même des complices n'allait pas sans quelques inconvénients, car il était difficile de s'assurer de leur entière discrétion, et il paraît que les Coulomb ne furent pas irréprochables sous ce rapport. Aussi, voyant que les choses tournaient mal, M'"^ Blavatsky s'embarqua pour l'Europe avec Olcott et Mohini Mohun Chatterjee, après avoir formé un conseil d'administration composé de MM. Saint-George LaneFox, le D' Franz Hartmann, Devân Bahadur Ragunath Rao, Srinivas Rao et T. Subba Rao ; et elle avait demandé à M. Lane Fox de faire en sorte' de la débarrasser des Coulomb. C'est ce qui fut fait sous un prétexte quelconque, en mai i884, au moment même où M™^ Blavatsky venait de proclamer à Londres : u Ma mission est de renverser le spiritualisme, de convertir les matérialistes et de prouver l'existence des Frères du ïhibet » -. Furieux, les Coulomb ne tardèrent pas à se venger ; on dit qu'ils vendirent à des missionnaires les lettres de M"'^ Blavatsky qui étaient enleur possession ; toujours est-il que ces lettres furent publiées peu après dans un journal de Madras^. Il faut croire que cette riposte fut particulièrement sensible
I. Some accou.nl of my inlercourse w'uh M"^^ Blavalsliy, par M"'9 Coulomb.
a. Pall Mail Gazelle, 26 avril 188/1.