‹ Le Thiosulfate d'Or et de Sodium par voie intrapleuraleChapitre 15 sur 29 · CR + LE · texte numérisé non relu

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L'évolution se maintint des plus favorables pendant plusieurs mois, en dépit d’un léger épanchement, sans exis- ("0 tence clinique, qui se développe sourdement à droite. Cepen- La

dant le liquide, d’abord louche, devint franchement puru-

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lent,sans que cette transformation ni les diverses ponctions qu’elle nécessita, afféctassent ent rien l’état général.

Brusquement, dans les premiers jours de novembre 1958, le maladé est pris au matin, en s’habillant, d’un grand frisson avec faiblesse extrême : il se sent étouffer etrejette.dans des quintes de toux, une quantité de pus considérable.

Dès lors, le tableau du pyopneumothorax ouvert s’installe : aggravation de l’état général, amaigrissement rapide de sept kilogrammes en six semaines, fièvre oscillant entre 380 et 3925, toux incessante, expectoration abondante de type vomical : les crachats sont identiques au pusretiré par ponction. L’insufflation ne permet pas de dépasser la pression atmosphérique. La perforation pleuro-bronchique doit être très large : car dans le décubitus latéral gauche le malade déverse pour ainsi dire son épanchement à plein canal, et rejette sans effort une importante quantité de pus.

Ii rentre dans un état lamentable à l'hôpital Bichat le 10 décembre 1928 et on n’envisage plus guère pour lui à ce moment que la thoracoplastie : on hésite encore cependant, et M. Léon-Kindberg décide, un peu au hasard, de tenter les injections intrapleurales de thiosulfate d'or et de sodium.

Le 13 décembre, on retire 250 cc. de pus ; la pression est toujours à o. On injecte o gr. 10 de thiosulfate. Le résultat est médiocre, la fièvre persiste, la toux est incessante, l’expéctoratioh abondante de type vomical ne se tarit pas. Tout repos est impossible.

La lecture de la note annexée à l’article de MM. Villaret et Even sur l’aurothérapie dans la tuberculose pulmonaire

(T. p. 24) incisé à persévérer.

Le 20 décembre, après avoir retiré 4o cc. de pus, on pratique une deuxième injection intrapleurale de o gr. 10 de thiosulfate.

Dès le lendemain, la température tombe à la normale; le malade nous accueille la mine réjouie : il a pu se reposer, il ne tousse presque plus, il a faim.

Le 24 décembre, l’état, très satisfaisant, se maintient. On

injecte encore 5 centigrammes de thiosulfate.

Fig. LI Fig. IV

Le 26 décembre, P... descend à l'examen radioscopique : la plèvre est complètement asséchée (fig. IIL et IV).

Les crachats dont la quantité est redevenue minime, ne contiennent pas de bacilles de Koch. Les insufflations permettent de laisser la pression intrapleurale à +5 à droite, à + 2 à gauche. On suspend provisoirement les injections.

Cependant, quelque temps après, apparaît sur le trajet d'une aiguille un abcès de la paroi, qui, en se développant, communiquera bientôt avec la plèvre. Le 3 mars, l’abcès s'ouvre à la peau, réalisant ainsi une fistule pleure-cutanée ;

il s'est écoulé environ 125 ce. d’un pus assez épais. Nous

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