‹ Le Thiosulfate d'Or et de Sodium par voie intrapleuraleChapitre 16 sur 29 · AV ET · texte numérisé non relu

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reprenons alors les injections intrapleurales de thiosulfate à raison de o gr. 1o tous les dix jours.

Actuellement (15 mai), la fistule pleuro-cutanée persiste et la pression permet de faire sourdre quelques gouttes de pus. Les insufflations interrompues à droite sont continuées

à gauche et l’état général se maintient assez bon.

En résumé, chez un homme porteur d’un pneumothorax thérapeutique bilatéral, il se développe à droite un épanchement purulent tuberculeux, qui aboutit au bout de quelques mois à une grave perforation pleuro-bronchique ; celle-ci était certainement de dimensions importantes et le tableau clinique prit rapidement une apparence si désespérée qu'on hésite à conseiller une thoracoplasie extrapleurale. Or, dès la deuxième injection intrapleurale de thiosulfate, nous vimes se tarir l’épanchement, disparaître tous les signes de fistule. Le malade, à la lettre, ressuscita.

Deux mois après, un abcès de la paroi s'ouvre dans la plèvre puis à la peau, réalisant une fistule

pleuro cutanée. De nouvelles injections intrapleu-

- rales de thiosulfate ne donnent cette fois aucun

résultat, le liquide injecté s’écoulant presque aussitôt par le trajet fistulaire. Aussi, avons-nous l’intention de nous adresser maintenant chez ce malade

à la voie intraveineuse.

Ter 1.5 À p ’ * ‘Ed

HR ph

OBsErvATION IV

(Malade du Dr Léon-Kindberg).

Mlle M..., âgée de 30 ans, présente à son entrée dans le service du professeur Lemierre,le 13 février 1928, les signes d’une tuberculose uicéro-caséeuse ayant envahi la majeure partie du poumon droit mais prédominant au lobe inférieur. Le poumon gauche est intact, cliniquement et radiologique ment.

L'état général est des plus sérieux, la fièvre oscille entre 39° et 40°. | Un pneumothorax artificiel est aisément réalisé, le 29 février 1928, à peu près complet, sauf quelques adhérences du sommet, Son évolution est régulière, coupée cependant, en avril 1928, d’un épisode rénal, peu intense, qui rentre spontanément dans l’ordre après quelques

semaines.

En juin, se forme, avec élévation de la courbe thermique, un léger épanchement, presque aussitôt purulent, qui nécessite une première ponction le 16 juillet : on retire un liquide : verdâtre, épais, dont on ne peut obtenir que 195 ce, Il est. très riche en bacilles de Koch : d’ailleurs de petits nodules pariétaux se développeront sur le trajet des aiguilles.

Cet épanchement persiste et s'élève bientôt jusqu'à hauteur du 5€ espace : il est très singulier ; il n'y a pas de succution hippocratique ; et à l'écran, si sa ligne de niveau est horizontale, elle n’obéit que très lentement aux lois de la

pesanteur lorsque l’on force la malade à des inclinaisons

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