‹ Le Thiosulfate d'Or et de Sodium par voie intrapleuraleChapitre 8 sur 29 · SAS RL · texte numérisé non relu

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Cliniquement, les résultats curatifs du thiosulfate n'étaient pas plus encourageants.

Certes, quelques améliorations étaient signalées, mais que d'échecs et d’accidents ! Et ces quelques améliorations, combien de tempsse maintiendraientelles ? Ne se seraient-elles pas produites spontanément ? Autant de questions qui restaient sans réponse. De sorte que dans leurs conclusions, Sergent était franchement hostile à cette médication, Bezançon et Rist gardaient une prudente réserve ; seul Léon Bernard, sans être enthousiaste, se montrait un peu moins pessimiste et pensait que dans certains cas, le thiosulfate d’or et de sodium pouvait rendre service, en particulier au cours des poussées évolutives.

Si décevants que fussent ces premiers résultats, la personnalité de Mollgaard était, moralement et scientifiquement, trop au-dessus de tout soupçon, pour que l'expérience ne fut pas continuée, et, à l'heure actuelle, il est encore peu de phtisiologues qui aient abandonné complètement l’aurothérapie, si on en juge par les nombreuses publications parues, depuis 1926, sur cette question.

L'exposition détaillée de ces multiples travaux dépasserait, sans utilité, le cadre de notre étude. Contentons-nous donc de résumer les plus récents : fruits de quatre années d’expérience, ils nous donneront une plus juste idée de la valeur du thiosulfate d’or et de sodium dans le traitement de la tuber-

culose pulmonaire.

CAE Sa

À l’une des dernières séances de l’Académie de Médecine, MM, Léon Bernard et Charles Meyer ont communiqué les résultats qu’ils ont obtenus en traitant par l’aurothérapie 142 tuberculeux pulmonaires en pleine poussée évolutive.

Chez ces malades fébriles, ils faisaient chaque semaine une injection intraveineuse de thiosulfate d’or et de sodium : la première injection était de 0 gr. 25, la seconde et les suivantes de 0 gr. 50; parfois, suivant l’état général du malade, ils atteignaient 0 gr. 75, la dose totale variant entre 5 gr. et 7 gr. 50. D’autres tuberculeux, apyrétiques, ont été également traités par cette méthode maïs pour eux la dose hebdomadaire de Ogr. 25 n’était pas dépassée.

En obéissant à ces règles et en prenant soin de ne

pas appliquer ce traitement à des malades en état

de diarrhée ou d’albuminurie, ces deux auteurs n’ont observé aucun des accidents sérieux qui avaient si fortement compromis la réputation de ce médicament au début de son emploi. Tout au plus ont-ils noté quelques réactions bénignes :

a) Une ascension thermique fréquente, atteignant 399 et même 400 après l'injection, qui dure, le plus souvent, moins de vingt-quatre heures. En général, la réäction diminue d'intensité à mesure que les injections se répètent et elle tend à disparäître à la fin du traitement. Elle s'accompagne souvent de nausées, même de vomissements et accessoirement

de céphalée, Quelquefois la réaction manque complètement,

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