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b) L’albuminurie se produit à peine dans un dixième des cas et est réduite, en général, à l’état de simples traces. Il faut signaler un cas unique d’albuminurie massive dont l’évolution n’a pu être suivie, le malade étant mort quelques jours plus tard d'une perforation pulmonaire.
c) Les réactions cutanées sont d’une fréquence égale à celle de l’albuminurie ; elles commandent, comme celles-ci, l’interruption temporaire du traitement. Elles sont réduites, le plus souvent, à un léger érythème scarlatiniforme prurigineux qui disparaît en quelques jours. Quelquefois, on note un exanthème douloureux sur la langue et le pharynx.
d) Les troubles digestifs peuvent être marqués par un vomissement immédiat ; on observe parfois des douleurs abdominales et une diarrhée légère le jour qui suit l'injection, ce qui commande l'interruption temporaire du traitement.
e) Peut-être une tendance discrète à l'hémoptysie peut-elle être mise au compte du médicament dans quelques cas, d’ailleurs exceptionnels ?
En regard de ces légers inconvénients, quels furent les résultats ? Sur les 142 malades traités par le thiosulfate en pleine poussée fébrile, 62 furent nettement améliorés.
Dans l’ensemble ce résultat favorable s’est traduit par un arrêt de la poussée évolutive avec toutes les conséquences cliniques de cet arrêt :
Chute progressive de la température.
Reprise du poids et de l’état général.
Diminution des signes fonctionnels.
Assèchement des signes stéthacoustiques.
Et modifications radiologiques.
Ces modifications radiologiques se font de plusieurs manières, Le plus souvent l’évolution se fait vers la sclérose : les ombres deviennent plus marquées en même temps que l'étendue des lésions diminue par une sorte de rétraction progressive de la zone altérée. L
Dans d’autres cas, au contraire, les ombres s’estompent, prennent comme une apparence lavée.
pendant que leurs contours ne changent pas l’ensemble des altérations semblant comme se dissiper sur le film.
Chez certains malades, les modifications sont considérables et on a même observé des diminutions très appréciables de volume de cavernes.
Nous insistons tout particulièrement sur ces améliorations radiologiques : bien que M. Léon Bernard ne les ait Jamais observées au cours du traitement mais seulement dans les mois qui suivent, elles nous aideront peut-être à expliquer celles, beaucoup plus rapides il est vrai, que nous avons vues chez certains de nos malades, et à écarter la relation de coïncidence que l’on objecte si souvent,
Après avoir comparé le taux des améliorations obtenues par l'emploi de l’aurothérapie, soit 43 % (62 défervescences sur 142 malades traités) au taux
des arrêts spontanés de poussées évolutives dans le
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