‹ Le Thiosulfate double d’Or et de Sodium dans le traitement de la Tuberculose PulmonaireChapitre 13 sur 89 · Ÿ NP PR PONT TEEN TS · texte numérisé non relu

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59 — Il nous reste l'examen de l'expectoration et les épreuves de laboratoire. Les auteurs danois ont attaché une importance: particulière à l'examen des crachats. De la disparition des bacilles de l’expectoration, ils concluaient à l’action favorable du médicament.

Ici encore, nos résultats ont été moins démonstratifs que les leurs et la diminution du nombre de bacilles dans les crachats que nous avons observée ne nous apportait pas une preuve suffisante de l’action de la sanocrysine.

De même pour la vitesse de sédimentation qui diminue régulièrement par la sanocrysine comme par le repos.

69 — Nous en arrivons enfin à l'argument qui, à notre avis, serait le plus décisif en faveur de l’action de la sanocrysine ; il s’agit de la courbe de température. Nous avons nous-mêmes signalé plus. haut l’évolution de la tuberculose par poussées avec guérison spontanée des poussées, et l'influence heureuse du repos sur la température des tuberculeux.

Mais si, dans plusieurs cas, nous constatons, après une période d'observation, au repos, de trois semaines environ, que la température n’a aucune tendance spontanée à descendre, si dans plusieurs de ces cas nous constatons qu’une chute de température durable coïncide avec le début du traitement, nous nous croirons autorisés à conclure à l’action favorable du médicament. Ce sont des faits de cet ordre que nous apportons dans les observations que nous publions plus loin.

Nous croyons qu'il s’agit là d'autre chose que de coïncidences répétées, et qu'il s’agit d’une action réelle du médicament.

Et si les observations ultérieures nous confirment dans notre

opinion, la sanocrysine, malgré la déception qu'elle a causée aux phtisiologues, constituera un progrès réel dans la lutte contre la

tuberculose.

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