OBSERVATION XXX%I
LEM.…., 36 ans.
Début par une hémoptysie en novembre 1924. A Ia suite tousse à peine et crache un peu le matin ; suspend sen travail jusqu’en février.
Très amélioré en ce moment, reprend sOæ travail.
En octobre 1925 nouvelles hémoptysies sans fièvre, puis continue à: tousser et à cracher un peu le matin.
‘1 entre à l'hôpital le 12 décembre 1925:
A son entrée, l’état général assez bon, pas de fièvre.
SIGNES PHYSIQUES. — Auscultation : — à gauehe en avaxt et em arrière, respiration forte avec quelques bulleax après la toux.
Respiration rude à droite.
Cliché. -— Diminution de transparence des 3/4 supérieurs du pou-mon gauche avec semis de taches présentant un maximum de confluence à l'union du tiers supérieur et du tiers moyer de la poitrine. Firraspecten mie de pain net surtout 3 ou 4 centimètres au-dessous de læ clavicule.
Champ pulmonaire droit : quelques taches, à contour flau entre: le. hile et la clavicule.
Période d'observation. — Pas de fièvre ; augmentation de poids. de: 2 kgs. en 3 semaines.
Traitement. — Une injection de crisalbine par semaine : O0 gr. 25
0 gr. 50, 0 gr. 75. Réaction fébrile après chaque injection terminée après, 24 heures. Après la 3° injection angine ulcéreuse de l’amygdale avec forte: poussée thermique.
A son niveau on ne trouve ni bacilles de Koch ni fuso-spirillaires ni Lôffler, mais la fièvre persiste en plateau à 38°.
On reprend la sanocrysine à la dose de 0 gr. 50 par semaine (11 imjections). Pendant ce temps l’état général s'aggrave progressivement, amaigrissement de plus de 10 kgs. ; la température se tient autour de 3805 et le malade sort sur sa demande le 24 avril 1926.
Nous avons appris depuis qu'il n’a survécu que quelques semaines. :
En résumé, chez un malade de 36 ans tuberculose ulcéro-fibreuse, du poumon gauche avec lésions discrètes à droite ayant débuté ilyaun an, apyrétique.
Le début du traitement a coïncidé avec une poussée fébrile déterminée par une angine ulcéreuse. Les injections médicamenteuses n’ont pas modifié le processus évolutif qui a entraîné la mort du malade
quelques semaines après l'interruption du traitement motivée par la sortie du malade