‹ Le Thrombus du Vagin chez les Femmes enceintesChapitre 21 sur 25 · OBSERVATION V (ANDERSON · texte numérisé non relu

OBSERVATION V (ANDERSON

RE. Li

Femme âgée de 22 ans, énceinte de sept mois.

Les organes génitaux externes et les membres inférieurs cou-

verts de varices. | DL RE I existe une tumeur de la grosseur d’un œuf de poule, sus- ce pendue par un pédieule de cinq centimètres de long à la paroi vaginale postérieure sur la ligne médiane, immédiatement derrière l'entrée du vagin. | | Sur la paroi rectale antérieure, à un point correspondant, on “4 . sent une petite dépression. S La cause oceasionnelle est une fatigue.

k OBSERVATION VI (FLEISCHMANN).

| Le 28 décembre 1885, on recoit à la clinique obstétricale du Fi. professeur Breisky. la primipare Marie L..., âgée de 20 ans, Elle prétend que, depuis environ trois semaines, une tumeur | sortait de ses organes génitaux et qu'à ces moments elle perdait du sang, Elle ne peut indiquer de cause à cette affection.

A l'examen de la malade on trouve:

Femme robuste, bien constituée. Les dimensions de l'utérus indiquent une grossesse au début du neuvième mois. Le fœtus

jvant se présente par son sommet qui est engagé.

Les grandes lèvres sont volumineuses, couvertes de veines variqueuses. Le rebord de l’hymen présente des encoches peu profondes. Il est large et charnu du côté gauche et en arrière.

De la vulve bâillante sort une tumeur de la grosseur d’un œuf de poule, arrondie, de couleur bleu-noirâtre.

Cette tumeur s'implante par un large pédicule sur les deux quarts moyens de la colonne postérieure du vagin, qui est très proéminente dans toute sa longueur. Fr

La muqueuse vaginale passe sur le pédicule et sur la tumeur, présentant à la base du premier sa coloration normale pendant la grossesse.

Sur quelques points de la tumeur, bien limités, la muqueuse fait défaut; sur d’autres, elle est de coloration gris-blanchâtre.

Si on touche la tumeur, il sourd au niveau des parties dénudées quelques gouttes de sang très foncé. La consistance de la tumeur est élastique, assez dure. Sa pression ne provoque aucune sensation douloureuse.

Rien d’anormal sur la paroi antérieure du vagin et dans la cloison recto-vaginale.

Il s'agissait évidemment d’un hématome du vagin, dont l’enveloppe muqueuse était partiellement nécrosée.

Traitement : Repos au lit, pansement iodoformé.

La tumeur diminue et se retire assez rapidement dans le vagin, tandis que ia muqueuse, qui la recouvrait, s’élimine pour la plus grande partie.

Le 8 janvier, la tumeur avait disparu. Il ne persistait plus que la surélévation due à la colonne postérieure du vagin, sur laquelle on voyait une perte de substance bien limitée, linéaire. Pendant tout le temps de son séjour à l'hôpital, la malade n'a pas eu d’ascension thermique.

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Le 20 février, la cicatrisation était complète.

Le même jour, la mère accouche d’un enfant pesant 2,720 gr. L'accouchement a été facile. Il n’y a que quelques éraillures de la fourchette.

Le 1e" mars, à la sortie de l’accouchée, il ne persiste qu’une cicatrice longue de cinq centimètres, un peu irrégulière.

OBSERVATION VII (GRosser).

Primipare de 0 ans. Dernières règles vers mi-juin 1889. Réglée à 14 ans, régulièrement pendant huit jours sans douleur. La quantité de sang perdue chaque fois est moyenne.

Pas de maladie antérieure; pas de troubles gravidiques. Depuis le mois de juillet, quelques varices sur le membre inférieur gauche.

Le 6 novembre, la malade éprouva une frayeur intense avec perte de connaissance consécutive. Au réveil, elle sent s'écouler par le vagin, du sang en abondance (un quart de litre environ).

En même temps elle prétend avoir éprouvé des douleurs analogues à celles de l'expulsion, pendant quelques heures.

Le jour suivant, elle eut du tenesme vésical et rectal.

A l’examen on trouve :

Les organes génitaux externes et le vagin ne présentent pas de varices ; il y en a, mais elles sont peu prononcées, au membre inférieur gauche.

De la vulve il sort une tumeur rouge sombre, de la grosseur d’un testicule, de la forme d’un rein, dont le hile est représenté par le pédicule vaginal. Celui-ci peut être poursuivi à partir du

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| lord gauche de lhymen, qui contribue à sa formation, suivant la ligne médiane de la paroi vaginale | e postérieure, sur une lon- A

gueur de 5 centimètres. I] est étroit et extensible.

La surface de la tumeur était un peu chagrinéeet visiblement nécrosée; de sorte que, microscopiquement, on ne pouvait

affirmer que c'était la muqueuse vaginale. À La muqueuse saine entourait, à la façôn d’un col, le pédicule

et arrivait jusqu’à à la limite de la tumeur. La consistance de cette

dernière était très dure, fibreuse.

Le 8 novembre, on pratiqua l’ablation par excision dans le tissu sain, et suture à la soie. te:

A la suite il n’y eut pas de fièvre. Mais le traumatisme opératoire provoqua des contractions utérines et la femme avorta (1).

OBSERVATION VII (Bunix)

Le 24 mai 1886, se présenta à la Charité, Marie B..., âgée de 24 ans, domestique, se plaignant de perdre, par les organes vénitaux, une certaine quantité de liquide sanguinolent.

Primipare, habituellement bien réglée, elle avait eu ses derhières règles le 24 septembre 1885.

Sauf quelques vomissements au début, sa grossesse n'avait présenté rien de particulier.

Comme antécédents on ne relève qu’une attaque de rhumatisme articulaire aïgu durant six semaines; depuis il y a de

1. Pour l’examen microscopique de la tumeur, voir le chapitre : Anatomie pathologique.

l'essoufflement et des palpitations quand la malade se fatigue où fait des efforts, mais à l’auscultation on n’entend aucun souffle ; toutefois le premier bruit du cœur semble moins net qu’à l’état normal.

Le 25 mai, dans la matinée, la malade éprouve quelques douleurs dans les reins et dans l'abdomen ; ces douleurs sont intermittentes et assez peu marquées pour qu’elle continue à faire son ménage et à vaquer à ses occupations.

À deux heures de l'après-midi, elle se sent toute mouillée ; elle rentre chez elle et constate qu’elle perd de l’eau roussâtre assez abondamment pour imprégner sa chemise et mouiller ses bas.

Elle s'aperçoit en même temps qu’il existe une petite tumeur au niveau des organes génitaux externes, tumeur quiest d’apparition toute récente.

Craignant d’accoucher prématurément, elle se met au lit; l'écoulement diminue d’une facon assez notable mais il devient plus rouge. Bientôt il n’y a plus qu’un simple suintement qui persiste pendant toute la soirée et toute la nuit : il est à peine apparent quand la malade se présente à lhôpital.

A l’examen on trouve une grossesse de sept mois et demi environ; l’enfant se présente par le sommet en occipito-iliaque droite ; la tête n’est pas engagée.

I n'y à ni œdème, ni varices des membres inférieurs ; au niveau des organes génitaux on trouve seulement deux veines plus dilatées que normalement, dans le sillon qui sépare la petite de la grande lèvre droite.

À travers la vulve, fait saillie une tumeur arrondie, noirâtre, qui vient de la cavité vaginale; sa consistance un peu pâteuse est assez résistante; à sa surface elle a des plis et des rides. On

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peut repousser dans la cavité du vagin cette tumeur qui a le volume d’un petit œuf de poule. On constate alors qu’elle va s'insérer sur la paroi postérieure du canal. L'insertion commence en bas à deux centimètres de l’orifice vaginal et se continue suivant une ligne occupant le milieu de la paroi postérieure du vagin ; elle s’étend-de bas en haut jusqu'à trois centimètres environ du col de l'utérus. +

La tumeur présente donc une extrémité arrondie, hémisphérique en bas, puis elle devient presque cylindrique. Elle est rattachée à la paroi vaginale postérieure par un véritable pédicule longitudinal, qui existe sur toute la hauteur. Dans sa portion la plus large, la tumeur paraît avoir de deux centimètres à deux centimètres et demi environ; au niveau de son insertion, le pédicule n’a guère plus de cinq millimètres de largeur, aussi peut-on. imprimer à la tumeur de légers mouvements de latéralité.

Par le toucher rectal, on ne constate rien d’anormal ; la paroi antérieure de l'intestin est lisse et régulière; elle n’est ni refoulée, ni soulevée par la tumeur; il faut appuyer fortement avec le doigt pour sentir latumeur vaginale, celle-cine faisant saillie dans le rectum que si deux doigts introduits dans le vagin la refoutent d'avant en arrière. En un mot, la tumeur ne siège pas dans l’épaisseur de la cloison recto-vagitale, mais en avant de cette cloison.

Les quelques douleurs sourdes qui existaient sont à peine augmentées par la pression.

Le 25 et le 26 mai, on constate que la tumeur diminue peu à peu de volume; l'écoulement séro-sanguin persiste, mais il est moins rouge.

Le 27 mai, il sort une substance noirâtre, demi-solide, gru-

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