‹ Le Thrombus du Vagin chez les Femmes enceintesChapitre 23 sur 25 · AIS · texte numérisé non relu

AIS

génitale pendant la toilette à l'éponge. A midi, pendant une défécation, hémorragie plus forte.

A dix heures du soir, à la fin d’une miction, renouvellement de l’hémorragie, très abondante cette fois.

A l’examen, l’écoulement est arrêté.

Au toucher : tuméfaction demi-cireulaire à la partie supérieure de l’orifice. Le toucher de l’utétus ne donne rien d’anormal.

À l'inspection : pas de varices, ni aux membres inférieurs, ni à la vulve, ni à l’anus.

Deux petites tumeurs violacées constituant, par leur juxtaposition, un demi-cercle embrasant le pourtour supérieur de l’orifice vaginal ; l’hymen déchiré, mais encore reconnaissable, était contigu à gauche, en arrière, à droite, en avant, avec ces petites tumeurs, du volume du petit doigt chacune, de 4 à 4 centimètres 1/2 de long et s’effilant inférieurement.

Les tumeurs étaient irréductibles, ne représentaient aucun battement et offraient la consistance d’un kyste incomplètement rempli.

On ne trouve aucun orifice. Le tissu est un peu aminci sur un point de la tumeur gauche. Il n’y a pas le moindre suintement.

Le toucher rectal ne donne rien. Il n’y a pas d’hémorrhoïdes.

Deux mois après, les thrombus existaient encore, moins volumineux et plus affaissés. Ils n’ont pas produit le moindre empêchement à l'accouchement de deux jumeaux.

OBSERVATION X (Basrarv).

Femme de *8 ans, entre le 26 novembre 1886 à la Maternité de Bucharest.

Cinq grossesses antérieures : la première gémellaire, donne des enfants vivants, qui meurent quelques heures après l’accouchement.

Les trois suivantes, simples, normales, enfants vivants et bien portants.

La cinquième gémellaire ; accouchement au septième mois. Mort des enfants quelques heures après.

Actuellement, les dernières règles remontent au 10-15 juin.

Dans la soirée du 2? novembre, à la suite d’un faux pas, tombe sur un seau en bois. Aussitôt douleur aiguë du côté de la face interne de la cuisse droite. Au moment de se relever, elle se sent inondée de sang.

Elle continue à perdre pendant toute la nuit en petite quantité. Le lendemain, la malade s'aperçoit que la grande lèvre droite se développe d’une façon exagérée.

Le 4 novembre la tumeur augmente encore et la malade se décide à se présenter à l'hôpital.

A son entrée, on trouve une femme fortement affaiblie, marchant les jambes écartées.

A l’examen des organes génitaux : énorme tumeur du volume d’une tête fœtale qui masque totalement lentrée du vagin. Elle est sphéroïdale, lisse, de coloration lie de vin, marbrée par endroits de taches plus foncées. On n’apercçoit aucune solution de

ÉA PRLESR

continuité, et malgré cela, le sang suinte toujours, du côté du pli inguinal gauche. La tumeur est irréductible, de consistance inégale, assez élastique; par places on percevait facilement la fluctuation.

Son diamètre vertical est de 20 centimètres, le transversal de 17 et la circonférence de 31 centimètres. .

En repoussant la tumeur de gauche à droite, on distingue une plaque noire de la grandeur d'une pièce d’un franc. Au centre de cette plaque se trouve un orifice permettant le passage du petit doigt.

Ce n'est qu'en maintenant la tumeur écartée, qu’on arrive à voir la grande lèvre gauche saine.

Le toucher indique que l’épanchement ne se continue pas dans le vagin.

A travers l’orifice de la tumeur on distingue des caillots qui remplissent la poche.

Sur les membres inférieurs, phlebectasie superficielle, partielle, se montant jusqu’à la racine de la cuisse.

Sur la face interne de la cuisse droite, à 8 centimètres de la orande lèvre ecchymose large comme une pièce de cinq francs ; une autre plus petite vers le périnée.

Traitement. Extraction de quelques caillots, lavages antiseptiques.

Les tissus sphacélés s’éliminent. Il reste une cavité remplie de caillots qu’un lavage prolongé entraîne. La poche bourgeonne et se remplit petit à petit.

Le 27 novembre, la guérison est complète.

OBSERVATION XI (Swincickt).

Une femme arrivée au huitième mois de sa grossesse, tombe d’un chariot sur un bord mousse, de telle façon que le périnée et la vulve subissent un choc violent. Aussitôt elle ressent une vive douleur dans l'abdomen, suivie d’une sensation de pesanteur; peu après elle observe le développement d’une tumeur vulvaire.

La grande lèvre gauche était le siège d’une tumeur de la grosseur du poing, de coloration rouge foncée. La tumeur était très tendue, chaude au toucher, et la peau fendue sur une longueur de deux centimètres environ, dans le tiers supérieur de la face antérieure.

Une hémorragie légère avait eu lieu après la chute. Elle cessa spontanément, et un caillot rouge foncé faisait saillie dans la plaie.

La malade, une multipare, ne présentait de varices ni à la région vulvaire ni aux membres inférieurs.

La tumeur était douloureuse et la malade ressentait une sensation de pesanteuret de pression particulières dans les jambes.

Après désinfection, iucision de haut en bas, en partant de la plaie cutanée. Enlèvement des caillots, désinfection de la cavité, tamponnement à la gaze iodoformée. Le pansement était imbibé de sang le lendemain. Il fut impossible de trouver le point qui saignait. Ligature en masse du point saignant. — Guérison.

OBSERVATION XII (EHRENDORFER).

Le 10 juillet 1888, la femme J.W. âgée de 32ans, entre à la cli-

nique gynécologique de Insbruck.

Elle est réglée depuis l'âge de 20 ans d’une façon régulière. Quatre grossesses antérieures, terminées normalement. Dernières règles il y a cinq mois.

Il y a dix jours, coït brutal, occasionnant une douleur tellement vive, que la femme a dù l’interrompre immédiatement.

En peu de tempset sous des douleurs continues, se développe une tumeur de la grosseur d’un œuf de poule dans la grande lèvre droite. Cette tumeur augmente progressivement jusqu'aux dimensions du poing.

Un médecin ordonne le repos au lit avec application de compresses imbibées d’eau blanche. La tumeur aurait légèrement diminué depuis et les douleurs sont devenues plus supportables.

Femme enceinte de cinq mois environ, utérus remontant à deux travers de doigt au-dessous de l’ombilic, fœtus vivant. — Il existe une hernie inguinale droite.

La grande lèvre gauche est un peu injectée; la grande lèvre droite est distendue par une tumeur partant du bord supérieur de la symphyse jusqu’à l'anus.

Sa longueur est de 13, sa largeur de 10 centimètres. Elle est de coloration bleu très foncé, de consistance rénitente. On percoit la fluctuation en deux endroits. La température de la tumeur n'est pas augmentée, il n'y à pas d’inflammation autour;

OBSERVATION XIII (Qurrent).

( NE + NET Ÿ Toi

Femme de 19 ans, primipare, arrive dans le service avec une À tumeur à la vulve. 65 4 NEA]

Au commencement du huitième mois de sa grossesse, après un coït brutal, douleur violente au niveau du bas-ventre; puis la femme sentit quelque chose qui la gênait et qui sortait de la vulve. Elle y porta sa main et voyant qu'elle saignait, elle crut

VE

à un avortement et se fit transporter à l'hôpital. 3

+ Le lendemain, le 4 octobre 1894, on l’examina : figure rouge, 72

vultueuse, pouls fréquent, température 38, la vulve endolorie À * et suintant un peu de sang. Las me 38 3 A l’examen des parties génitales, on voit sortir de l’orifice Ë :

vaginal une tumeur pyriforme, du volume d’un œuf de poule, violacée, noire par places et écartant les grandes et les petites lèvres qui sont sillonnées de varices. Prise entreles doigts, cette tumeur est tendue, résistante, mobile et on trouve qu’elle est rat-

Pur tachée à la paroi postérieure du vagin sur la ligne médiane. Au

4 lieu d'implantation de cette tumeur. il existe un pédicule, long de 4 5 à 6 centimètres, commencant en avant, à un centimètre der

; x rière la fourchette, Les dimensions de la tumeur sont de 10 cen-

5 & DA Le. À ; 1e toucher. rectal démontre que da tameur siège &

la cloison recto-vaginale qui est complètement libre. TER Ablation par excision de la LT Suture à la soie. 1% Fee

\ A to -OBSERVATION XIV (AUVARD ET COUDER) Annette C.. ., 28-ans . domestique, est fille d’un père atteint de * | . varices et d’hernies, et d’une mère qui souffre d'hémorrhoïdes | et d’un prolapsus utérin.

Réglée à 14ans, sans aucun Hesbie de la santé, elle voit régulièrement tous les vingt-sept et vingt-huit jours. TE

En 1889, elle eut une première grossesse avec varices très abondantes à la vulve ef aux membres infériéurs, elle fut même obligée de consulter un médecin pour des hémorrhoïdes. L'accouchement eut lieu à terme et produisit une déchirure périnéale médiane, dont il resta une cicatrice de 1 centimètre de long. Les suites de couches furent normales et la malade se leva le sixième jour. Elle eut son retour de CUS le 15 janvier 1890.

Les dernières règles datent du 14 février suivant. Cette seconde grossesse a fait réapparaître les varices et les hémor- 7 rhoides, qui s'étaient affaissées à la suite de l'accouchement, En e outre, Ia malade sentait à la vulve des bourrelets muqueux qui,

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