‹ Le Tibet, le pays, le peuple la religionChapitre 7 sur 30 · P^ — GÉOGRAPHIE POLITIQUE · texte numérisé non relu

P^ — GÉOGRAPHIE POLITIQUE

Grandes divisions. — Le Tibet, qui s'étend en longueur de Fauest à Test, se divise naturellement (non compris le plateau), en trois régions; occidentale, centrale, orientale. Ces divisions naturelles correspondent à des circonscriptions administratives.

Tibet occidental. — La région la plus occidentale est le Ladak, dont la capitale est Leh. Conquise depuis un demi-siècle par le radja de Cachemire, elle a été incorporée à ce petit État. Elle est donc détachée du Tibet et soumise à l'influence anglo-indienne. Le Baltistan, situé à l'extrémité Xiord-ouest, n'est tibétain que par la langue; pour

tout le reste, c'est l'influence afghano-persane qui prédomine.

Au sud-est du Ladak est le Ngari ou Ngari- Khor-Soum (Ngari aux trois districts), à cause des trois provinces dans lesquelles il se divise : Routhok au nord-ouest ; Gougué au sud-est, et Pourang à Test. Il est tout entier compris dans le bassin de rindus et du Satledge qui y prennent leur source. Parmi les localités remarquables, nous citerons Tchabrang (en Gougué), Gartok (4,737 mètres), où une foire importante se tient tous les ans au mois d'août ; Djya-tchan, Tho-ling (3,768 mètres). La partie du plateau qui avoisine cette province est riche en or et en borax ; c'est là que se trouve Thok-djaloung dans une vaste plaine désolée à 4,977 mètres d'altitude, la mine d'or la plus importante du Tibet, et, si je ne me trompe, la seule exploitée, l'or recueilli partout aillems provenant des cours d'eau.

Tibet central, — Le Tibet central est compris tout entier dans le bassin du Tsang-bo; il se divise en deux provinces distinctes, mais dont les noms sont souvent prononcés ensemble, Tsang {pur) au sud-ouest, Ow* (centre) à Test. Les deux grands pontifes ou lamas du Tibet résident dans ces deux provinces centrales.

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