Hugolin
François Hugoulin ou Hugolin, qui vivait sous Louis XIII, est aussi, comme Dominicy, un parvenu de l’enseignement. Issu d’une famille de bourgeois de petite ville (qualification alors synonyme chez nous de celle de ménager), il avait pu se destiner à l’état ecclésiastique, ainsi que son grade en théologie le ferait supposer, puis était rentré dans une carrière à côté, celle du professorat. En 1623 il obtenait le bail de la régence de notre collège qu’il devait garder 10 ans. Il s’intitulait alors maître ès-arts et bachelier en théologie.
Son principalat fut signalé, comme autrefois celui de son érudit devancier Dominicy, par des représentations théâtrales qu’il ne se borna pas à monter et auxquelles il fournit aussi des pièces de sa composition. Deux de ses “ Histoires ” notamment furent jouées à l’occasion et sans doute au cours des cérémonies de la féte-Dieu en 1628. Seulement, lorsque notre auteur-impresario sollicita de la ville une subvention pour son “ travail ”, il lui
fut répondu, avec une logique plus sévère qu’irréfutable, par un refus, attendu qu’il était aulx gages de la communauté ” (1).
En 1624 Hugolin prend le titre d’avocat, en attendant celui de docteur. Il quitta ensuite la pédagogie pour une recette des domaines, acquise moyennant 5.400 1., et enfin les Finances pour la magistrature. Il mourut sur le siège de lieutenant de ''amirauté de St-Tropez.
Celui-là encore fut presque uniquement le fils de ses œuvres. Il conquit tous ses grades par son travail, gravit les échelons un à un en peinant et en épargnant. Son mérite personnel bien plus que sa naissance contribua à lui faciliter l’accès de sa plus haute fonction, qui était très considérée et une des premières dans nos anciennes villes maritimes.